Le frelon asiatique est entré dans Paris

Le 25 juillet 2016 par Romain Loury
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Vespa velutina
Vespa velutina

Le frelon asiatique a officiellement fait son entrée dans Paris. Et pas n’importe où: ce nid, le premier observé dans la capitale, a été découvert dans l’enceinte du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

Apparu en France en 2004, Vespa velutina serait arrivée dans des poteries chinoises importées par un horticulteur du Lot-et-Garonne. Depuis, l’espèce, progressant de 60 km par an, a envahi environ trois quarts du territoire métropolitain, n’épargnant pour l’instant que l’est de la France. Il a depuis atteint d’autres pays, tels que l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Belgique et l’Allemagne.

Présent depuis 2012 en Ile-de-France, où il s’est attaqué à plusieurs ruchers, le frelon asiatique ne s’était jusqu’alors pas risqué dans Paris. Son implantation semblait toutefois inéluctable: fin 2015, des femelles sexuées, futures reines en puissance, avaient été observées dans plusieurs arrondissements parisiens.

A tout seigneur tout honneur, c’est au MNHN, chargé de la surveillance française de l’hyménoptère, qu’est apparu le premier nid parisien. Il y a été découvert mi-juillet par des jardiniers au-dessus d’une fenêtre de la graineterie, au sein du Jardin des plantes (5ème arrondissement), et a été immédiatement détruit.

Contacter la mairie

Pour tout nouveau nid observé, le MNHN recommande de contacter la mairie de Paris, qui prendra en charge la destruction de ceux présents sur le domaine public, en l’appelant au 39 75 ou en laissant un commentaire sur sa page dédiée à l’abeille domestique.

Quant à ceux situés en terrain privé, ou ailleurs en Ile-de-France, il faut s’adresser au référent local de la Fédération régionale des organisations sanitaires apicoles d’Ile-de-France (FROSAIF).

Pour les apiculteurs parisiens, il leur est possible de protéger les ruchers attaqués (et uniquement ceux-ci) en posant des pièges de sélection physique avec du jus de vieille cire fermentée comme appât, voire de placer les ruches dans une cabane grillagée pour réduire le stress des abeilles, conseille le MNHN.



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