Le frelon asiatique bientôt classé nuisible

Le 10 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Bientôt hors-la-loi ?
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Le classement prochain du frelon asiatique comme espèce envahissante et nuisible est une bonne nouvelle pour les abeilles et va permettre de lutter contre ce prédateur, ont estimé ce mercredi 10 octobre les apiculteurs français, à la veille du premier congrès européen de la profession.

Quelque 4.000 apiculteurs, chercheurs et acteurs européens de l'apiculture sont en effet attendus de jeudi à dimanche à Agen.

Au cœur des débats: la surmortalité des abeilles. «C'est une très bonne nouvelle, nous l'attendions depuis longtemps, confirme Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). Ce classement va permettre de constituer une cellule de crise afin d'élaborer un plan national de lutte contre le frelon asiatique.» «La moitié du bol alimentaire du frelon asiatique est composé d’abeilles. C’est un très grand prédateur de colonies d’abeilles», poursuit l’apiculteur.

Suspecté être arrivé en France au début des années 2000 dans des cales de bateaux en provenance de Chine, «il est aujourd'hui présent dans une cinquantaine de départements français, mais aussi en Belgique, en Espagne ou en Suisse. Dans le Sud-Ouest, où il est apparu en 2005, la mortalité sur les petits ruchers peut atteindre 30%», précise-t-il.

Dans un communiqué commun mercredi, les ministères de l'agriculture et de l'écologie ont annoncé, devant l'importance et l'urgence de la situation, une procédure accélérée en vue d'un classement du frelon comme espèce exotique envahissante et espèce nuisible d'ici la fin 2012.?? Une procédure qui prendra tout de même quelque temps.

Le classement comme espèce exotique envahissante est soumis à la consultation du public à compter du 11 octobre, et pour une durée de 15 jours. Il sera ensuite présenté au Comité national de protection de la nature, avant de l'être au Comité national d’orientation de la politique de santé animale et végétale dans les semaines qui viennent.

Une fois prise, cette décision permet l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de lutte obligatoire au niveau national et départemental. Pour l'Unaf, la priorité est à présent d'élaborer cellule de crise et plan d'action et de trouver un financement public. Une taxe sur les produits phytopharmaceutiques (pesticides) serait un outil en ce sens, selon son président.

Stéphane Le Foll a annoncé, le 9 octobre, qu'il planchait sur une fiscalité incitative pour utiliser moins de pesticides, que les apiculteurs considèrent comme la principale cause de surmortalité des abeilles [JDLE].



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