Le formaldéhyde listé par le ministère américain de la santé

Le 24 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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Le ministère américain de la santé possède sa propre liste de molécules cancérigènes chimiques et biologiques. Vendredi 11 juin, il publiait son 12e rapport scientifique qui propose le rajout de 8 nouvelles substances, dont le formaldéhyde, ce qui porte à 240 le nombre de molécules répertoriées.

Le formaldéhyde, produit industriel présent notamment dans les colles de bois aggloméré et l'acide aristolochique produit par certaines plantes, figurent dans la 12e édition de ce rapport.

Ces deux substances, comme les 6 autres présentées dans ce rapport, sont des cancérigènes déjà établis. Les 6 substances ajoutées par le ministère de la santé sont le captafol (un fongicide), le cobalt associé au carbure de tungstène (en poudre ou sous forme de métal dur), certaines fibres de verre inhalables, l'o-nitrotoluène (un agent de synthèse), le styrène et la riddelliine (un alcaloïde présent dans certaines plantes).

«Réduire l'exposition à ces agents cancérigènes est une chose que nous voulons absolument accroître et ce rapport sur les cancérogènes fournit d'importantes informations sur les substances présentant un risque de cancer», souligne dans uncommuniqué à la presse Linda Birnbaum, directrice de l'Institut national de la santé environnementale et du programme national de toxicologie.

Sans couleur, inflammable et volatile, le formaldéhyde est couramment utilisé dans la fabrication de résines d'usage domestique qui entrent, par exemple, dans la composition de dérivés du bois, dans la papeterie, les plastiques ou les produits pour la finition des textiles. Il est également employé comme conservateur dans le domaine médical, dans l'embaumement des corps et dans certains produits de grande consommation, comme les lotions capillaires.
 
A noter que le formaldéhyde a été classé cancérogène avéré pour l’homme (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en juin 2004.
Dans un avis donné en 2008, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (ex Afsset devenue Anses depuis), précisait que «le risque pour la population générale de développer un cancer du nasopharynx suite à l’inhalation de formaldéhyde seul semble négligeable au vu des niveaux de concentration mesurés actuellement dans l’air».
 
Le rapport du ministère américain de la santé considère ainsi que les preuves sont dorénavant suffisantes pour affirmer que les personnes exposées au formaldéhyde ont un risque accru de développer certains types rares de cancer, tels que le cancer du nasopharynx, sinonasal, ainsi que certains cancers spécifiques des globules blancs connus sous le nom de leucémie myéloïde.
 


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