Le fonds norvégien poursuit son désinvestissement

Le 07 mars 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le fonds norvégien préfère investir dans les entreprises développant les ENR.
Le fonds norvégien préfère investir dans les entreprises développant les ENR.
VLDT

Le plus riche fonds souverain de la planète s’interdit d’investir dans des entreprises produisant ou consommant du charbon.

 

Le plus grand fonds souverain du monde[1] poursuit son désinvestissement des activités contribuant au réchauffement climatique. Depuis quelques années, le fonds de pension global de Norvège purge régulièrement son portefeuille des actions et des obligations d’entreprises utilisant du charbon.

Depuis février 2016, le critère de sélection ‘climatique’ est la production ou l’utilisation de charbon vapeur. Sont particulièrement visés les compagnies minières et les industriels (électriciens, sidérurgistes, par exemple) dont au moins 30% de l’énergie consommée est produite avec du charbon vapeur.

Après avoir décarboné son portefeuille en avril et en décembre derniers, la banque royale de Norvège (gestionnaire du fonds) vient de procéder à une nouvelle décarbonation, indique un communiqué mis en ligne ce mardi 7 mars.

Elle exclut désormais de sa politique d’investissement 10 entreprises asiatiques, américaines et européennes, parmi lesquelles l’électricien tchèque CEZ et son concurrent polonais PGE. Ces dernières années, 68 entreprises ont ainsi été rayées des ordres d’achat.

 

Motifs de désinvestissement

Nombre d’entreprises exclues en 2016

Nombre d’entreprises exclues en 2015

Nombre d’entreprises exclues en 2014 et avant

émission de GES

4

42

22

Déforestation

4

7

43

Eau

0

9

35

Social et gouvernance

15

15

14

Total

23

73

114

 

Actionnaire de près de 9.000 entreprises dans le monde, l’ex-fonds pétrolier norvégien tente aussi d’infléchir leur stratégie. Lors des dernières assemblées générales d’actionnaires, ses représentants ont voté les résolutions demandant aux dirigeants d’ExxonMobil et de Chevron de publier les effets du réchauffement sur leurs activités.

Les investisseurs norvégiens négocient aussi directement avec une douzaine d’entreprises dont ils sont actionnaires (dont BHP Billiton, Anglo American et SSE) pour les engager dans l’économie ‘bas carbone’.

Parallèlement, le fonds norvégien investit délibérément dans des groupes qui développent les énergies renouvelables et réduisent leur consommation d’eau et leur production de déchets, comme Iberdrola, Air Liquide, EDPR, Veolia.

Tout n’est pourtant pas parfait au royaume de la finance éthique. Fin 2016, les émissions imputables à ses participations étaient estimées à 5,7 millions de tonnes équivalent CO2 par an: en hausse de 3% par rapport à 2015.



[1] Le fonds norvégien gère 851 milliards d’euros d’actifs.

 



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