Le Foll veut faire exploser la méthanisation agricole

Le 11 mars 2013 par Stéphanie Senet
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La France compte seulement 90 unités de méthanisation
La France compte seulement 90 unités de méthanisation

Le projet du ministre de l’agriculture en faveur de l’agro-écologie, annoncé dans ses grandes lignes au conseil des ministres du 27 février, a été très légèrement précisé le 9 mars.

En déplacement dans une entreprise sarthoise de travaux agricoles, Stéphane Le Foll a déclaré que «ce n’est pas acceptable que l’on ait seulement 90 méthaniseurs en France aujourd’hui. Mon objectif, c’est d’en avoir 1.000». Il a aussi cité l’Allemagne où la méthanisation est beaucoup plus répandue dans les exploitations, et permet d’assurer des revenus complémentaires aux agriculteurs.

Le ministre de l’agriculture a ajouté que ce plan comporterait un volet photovoltaïque pour l’élevage allaitant.

Interrogé par le JDLE, le cabinet de Stéphane Le Foll précise que la totalité du plan Energie-Méthanisation-Autonomie-Azote, «porté par les ministères de l’agriculture et de l’écologie», sera présentée fin mars, lors d’un déplacement du ministre en Bretagne, en compagnie du Premier ministre.

«En France, ces petites unités de méthanisation ont une capacité de traitement comprise en 2.000 et 3.000 tonnes par installation. Elles traitent trois types de déchets: les résidus de cultures, les effluents d’élevage et les déchets industriels agroalimentaires», précise Guillaume Bastide, ingénieur en charge des traitements des déchets organiques à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Alors qu’un rapport doit préciser le mois prochain l’étendue des déchets agricoles dans l’Hexagone, les données provisoires montrent que les exploitations agricoles produisent chaque année 90 Mt de fumier, 94 Mt de lisier, 110 Mt de résidus de cultures, et 183 Mt de déjections animales.

Si la méthanisation s’est aussi peu développée, c’est parce que la rentabilité d’une installation dépend à 20% des subventions fournies par l’Ademe, le conseil régional ou l’UE. En général, une unité représente un investissement de 7.000 à 8.000 euros le kilowattheure installé, soit entre 1,4 et 1,6 M€ pour une puissance moyenne de 200 kW.



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