Le FMI réclame un alourdissement de la fiscalité des énergies fossiles

Le 01 août 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Christine Lagarde milite pour un alourdissement de la fiscalité des énergies fossiles.
Christine Lagarde milite pour un alourdissement de la fiscalité des énergies fossiles.
FMI

Christine Lagarde récidive. Deux ans après un discours remarqué sur les réformes à mener pour relancer l’économie, revaloriser les niveaux sociaux et protéger l’environnement, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) revient à la charge fiscale. Dans un rapport publié jeudi 31 juillet, l’institution multilatérale qu’elle dirige appelle ses pays membres (donc la France) à réformer leur fiscalité de l’énergie.

Un prix hors externalités

Le FMI estime, en effet, que les prix de l’énergie ne reflètent pas leurs coûts, faute de prendre en considération certaines externalités, tels les conséquences des émissions de CO2, les effets sanitaires de la pollution atmosphérique. Sans oublier le coût des accidents ou des encombrements. «Sans réponse politique, l’accroissement régulier de gaz à effet de serre va réchauffer la planète, rappelle le GIEC, de 3 ou 4 degrés d’ici à 2100, souligne Christine Lagarde. Pensons aussi à la pollution de l’air, majoritairement produite par la combustion des carburants fossiles. Selon l’OMS, la pollution de l’air extérieur est responsable de 3,2 millions de décès prématurés par an.»

Montants variables

Très clairement, «comme du cristal» dirait l’ancienne ministre de l’économie française, le FMI appelle donc à lourdement taxer charbon, le gaz naturel et carburants. Cette taxation devra varier selon les énergies fossiles et la situation de chaque pays. Mais elle devra aussi être suffisamment lourde pour compenser les effets collatéraux et changer les comportements des utilisateurs.

130 $/tonne CO2

Pour le charbon, l’institution de Washington préconise ainsi d’alourdir la fiscalité de 10 dollars par mégajoules, ce qui équivaut à faire payer, en moyenne, 130 dollars (97 euros) l’émission d’une tonne de CO2. La mise en œuvre de cette réforme fiscale permettrait, estime le FMI, d’abattre de 23% les émissions énergétiques de CO2, d’accroître de 2,6% le PIB (grâce aux nouvelles recettes fiscales) et faire chuter de 63% la mortalité imputable aux pollutions de l’air. Un message à faire passer aux parlementaires lors de l’élaboration du prochain projet de loi de finances…



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