Le fast-food contient plus de phtalates

Le 03 octobre 2016 par Romain Loury
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Pain et viande chargés de phtalates
Pain et viande chargés de phtalates

La nourriture de type fast-food, dont les hamburgers et les pizzas, accroissent l’exposition aux phtalates, révèle une étude américaine publiée dans la revue Environmental Health Perspectives (EHP).

Tout au long de leur chaîne de production, les aliments servis dans les fast-foods sont au contact de nombreux plastiques, notamment des gants en PVC et des emballages. Rien d’étonnant à ce qu’ils contiennent un nombre élevé de contaminants chimiques, dont des perturbateurs endocriniens.

L’équipe de Susanna Mitro, de la George Washington University (Washington DC), a cherché à déterminer dans quelle mesure le fait de manger dans un fast-food surexposait le consommateur à ces agents chimiques. Pour cela, ils ont étudié 8.877 participants de la cohorte NHANES[i], dont ils ont analysé la concentration urinaire de deux phtalates (DEHP et DiNP) et du bisphénol A, en fonction du régime alimentaire des 24 dernières heures.

Pain et viande comme sources principales

Les résultats démontrent une plus grande imprégnation, pour les deux phtalates, chez les personnes ayant consommé du fast-food (hamburgers, sandwichs, pizzas, etc.), jusqu’à 24% pour le DEHP et 39% pour le DiNP. Pour les deux, ce sont les produits à base de céréales (pain, pâte, riz, nouilles, etc.) qui constituent le premier apport, la viande étant également mise en cause pour le DiNP.

Quant au bisphénol A, les chercheurs ne notent aucun effet lorsqu’ils analysent la nourriture de type fast-food dans son ensemble. Un léger effet est toutefois observé lorsqu’ils se cantonnent aux aliments à base de viande, avec une hausse de 12% du taux urinaire de BPA.

Le DiNP en hausse

L’étude révèle par ailleurs une réduction au fil du temps de la présence de DEHP (-37% entre 2001 et 2010), tandis que son substitut, le DiNP, a connu une hausse de 149% sur la même période. Si la nocivité du DEHP n’est plus à démontrer, celle du DiNP est de mieux en mieux établie, notamment une réduction de la distance anogénitale chez les jeunes garçons.



[i] National Health and Nutrition Examination Survey

 



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