Le Facteur 4 selon Greenpeace

Le 30 janvier 2007 par Enerpresse
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Si la plupart des acteurs sont d’accord sur la nécessité pour les pays les plus industrialisés d’atteindre le «Facteur 4» pour éviter tout emballement climatique, les routes pour nous mener à cet éden environnemental sont loin d’être définitivement tracées.

De ce débat, Greenpeace ne pouvait être absent très longtemps. Et fidèle à ses habitudes, l'organisation écologiste y est entrée avec fracas. Jeudi 25 janvier, la multinationale de l'écologie a publié une contribution sur ce que pourrait être notre avenir énergétique. Préfacé par Rajendra Pachaury, le président du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le rapport présente, en parallèle, deux scenarios.

Le premier est le«business as usual» (BAU) que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié en 2004 et réactualisé dans la dernière mouture du World energy outlook. Une vision sombre puisqu'elle prévoit un doublement de la consommation d'énergie et donc des rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La proposition de Greenpeace est, on s'en doute, plus «clean». S'appuyant sur des travaux du Centre aérospatial allemand, le document fixe cinq priorités: développer le plus possible l'utilisation des énergies renouvelables notamment pour la production décentralisée, respecter la capacité d'absorption des pollutions par l'environnement, diminuer progressivement la consommation de combustibles et carburants fossiles, améliorer la gestion des ressources naturelles et découpler la croissance économique de la demande en énergie.

Concrètement, The Energy (R) evolution scenario estime qu'il est possible, à l'horizon 2050, de diminuer nos émissions de CO2 de 50% par rapport aux niveaux enregistrés en 1990. Pour ce faire, l'accent sera mis sur l'efficacité énergétique. Selon les experts écolos, la demande mondiale annuelle pourrait atteindre 422.000 peta joules (PJ/an), contre 822.000 PJ/an imaginé dans le BAU de l'AIE. Fruits d'une politique ambitieuse, 70% du courant seront produits par des énergies renouvelables (y compris la grande hydraulique, désormais bien considérée par Greenpeace). Les besoins en chaleur diminuant, le recours aux cycles combinés sera fortement réduit. Et ceux qui fonctionneront utiliseront de la biomasse. Au total, les végétaux contribueront, en 2050, à la moitié de l'énergie primaire. Cette révolution énergétique permettrait de n'expédier annuellement dans l'atmosphère que 11,5 milliards de tonnes de CO2, soit 1,3 tonne per capita. Juste ce que la nature, nous disent les climatologues, peut absorber.




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