Le dossier Notre-Dame-des-Landes atterrit à Paris

Le 09 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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Les opposants à la création de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, souhaitent élever le débat au niveau national. Une délégation arrivera à Paris le 12 novembre. Objectif: le Sénat, en compagnie de José Bové.

C’est une délégation peu commune qui a été constituée pour porter la voix des opposants à Notre-Dame-des-Landes. Constituée d’une demi-douzaine de tracteurs, de cinquante cyclistes, d’un car et de quelques voitures, elle est partie de Loire-Atlantique le 6 novembre afin d’atteindre la capitale le 12 novembre.

 
«On ne peut pas se contenter d’un statu quo. Le débat public a eu lieu en 2002 mais entre-temps nous sommes entrés dans une crise sans précédent», a déclaré à l’AFP François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique.
 

Les opposants au projet ont présenté le 26 octobre une étude qui remet en cause l’utilité publique et économique du projet (JDLE).

«A l’heure où le gouvernement examine chaque ligne budgétaire, l’utilité d’un projet qui coûte 140 millions d’euros à l’Etat et qui est très contesté sur le plan environnemental doit être réexaminée», a poursuivi François de Rugy.

 
Pour le sénateur Ronan Dantec (Loire-Atlantique, EELV), un débat national s’impose. Lors d’une conférence organisée le 8 novembre, il a déclaré que ce projet, qui multiplie les avions, était contradictoire avec toutes les politiques de lutte contre les gaz à effet de serre.
 
Le nouvel aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes, dont le contrat de concession a été signé le 30 décembre 2010 et l’ouverture prévue pour 2017, est soutenu par les collectivités locales socialistes (agglomération nantaise, conseil général de Loire-Atlantique et région Pays de la Loire). Ses opposants regroupent des agriculteurs, des riverains, ainsi que des élus EELV, du Parti de gauche et du Modem.
 
Accompagnée de José Bové, la délégation anti-aéroport compte se faire entendre le 12 novembre au Sénat, pour demander l’abrogation de la déclaration d’utilité publique. Elle a également sollicité un rendez-vous avec la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
 


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