Le dossier du démantèlement de Brennilis retoqué par l’ASN

Le 11 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale nucléaire bretonne est à l'arrêt depuis 1985.
La centrale nucléaire bretonne est à l'arrêt depuis 1985.

L'Agence de sûreté nucléaire (ASN) a refusé le dossier déposé, l'an dernier, par EDF en vue du démantèlement total de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), installation à l'arrêt depuis 1985, a annoncé le gendarme du nucléaire le 10 octobre lors d'une conférence de presse à Rennes.

«L'ASN considère que le dossier n'est pas recevable en l'état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu'il soit complété au préalable», a indiqué l'Agence.

EDF avait déposé ce dossier à la fin de l'an dernier auprès de l'ASN, conformément à un décret pris en juillet 2011 par le gouvernement. Suivant les termes de ce décret, des travaux de démantèlement partiel de la centrale avaient repris et EDF avait été invité à déposer une demande d'autorisation de démantèlement de l'ensemble du site, y compris le réacteur. C'est ce dernier dossier qui a été rejeté par le gendarme du nucléaire français.

Sa décision est liée à l'arrêt de la construction d'un site d'entreposage de déchets nucléaires, Icéda, prévu par EDF sur le site du Bugey, dans l'Ain. Le permis de construire de ce site a été annulé par la justice.

«Il est donc nécessaire qu'EDF précise davantage comment entreposer les déchets» de Brennilis, a expliqué à l'AFP Simon Huffeteau, chef de la division de l'ASN à Caen, dont dépend le site de l'ex-centrale bretonne.

Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrale. Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée.

Le démantèlement partiel avait été autorisé en 1996 mais avait été gelé, sous pression d'associations antinucléaires, par une décision du Conseil d'Etat de 2007 annulant un décret de 2006 qui autorisait le démantèlement total.

Concernant le démantèlement partiel du site, l'ASN estime qu'EDF «a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations».

Le ministère de l'environnement devra se prononcer sur les recommandations de l'ASN. Le démantèlement total du site devrait prendre entre 10 et 15 ans.



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