Le dioxyde de titane classé cancérogène possible pour l’homme

Le 15 mars 2007 par Claire Avignon
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Le 12 mars, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a annoncé le classement par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ ou Iarc en anglais) du dioxyde de titane comme cancérogène possible pour l'homme (catégorie 2B). Jusqu'ici, la substance était classée en catégorie 3 (non classable en tant que carcinogène humain). Mais le Circ a publié, en février 2006, une monographie sur cette substance utilisée dans les secteurs de la chimie, de la pharmacie et de la cosmétique, et dont la production dans le monde est évaluée à 4,4 millions de tonnes par an.

«Les études montrent que des concentrations élevées de dioxyde de titane (grades fin et ultra-fin) sont susceptibles de causer des cancers du poumon chez l'animal, explique l'INRS sur son site internet. La série d'événements biologiques qui mènent au cancer du poumon chez l'animal (c'est-à-dire le dépôt de particules, la détérioration de la clairance pulmonaire, l'atteinte cellulaire, la fibrose, les mutations et finalement les tumeurs cancéreuses) a également été observée chez des salariés travaillant en milieux poussiéreux. Le Circ juge donc que les observations concernant le cancer chez l'animal peuvent s'appliquer également aux personnes exposées aux poussières de dioxyde de titane au travail.»

En France, la valeur limite de moyenne d'exposition contraignante (VME pondérée sur 8 heures de travail) des poussières de dioxyde de titane est de 10 milligrammes par mètre cube (mg/m3) pour les poussières inhalées, et de 5 mg/m3 pour les poussières alvéolaires.


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