Le développement durable, lui, crée de l’emploi

Le 26 mars 2012 par Stéphanie Senet
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62.500 personnes travaillent dans le secteur des énergies renouvelables
62.500 personnes travaillent dans le secteur des énergies renouvelables

Ralenties par la crise en 2009, les éco-activités retrouvent des couleurs. En 2010, elles employaient 4,5% de salariés de plus que l’année précédente, selon le dernier rapport statistique du Commissariat général au développement durable (CGDD).

Alors que la France continue de détruire des emplois, les activités environnementales ne cessent d’en créer. Avec 452.600 emplois au total, l’environnement a retrouvé sa forme d’avant la crise économique. La gestion des déchets mobilise toujours le plus grand nombre de salariés (97.500 équivalents temps plein), devant le traitement des eaux usées (95.500) et les énergies renouvelables (62.500). La réhabilitation des sols emploie 35.700 personnes et le secteur de la récupération 33.100 salariés.

L’emploi environnemental a donc fait un bond de 4,5% entre 2009 et 2010. Dans le même temps, l’économie française perdait 0,2% d’emplois.

En termes de croissance, les énergies renouvelables (ENR) sont le secteur le plus dynamique: + 19% entre 2009 et 2010. Le photovoltaïque représente les effectifs les plus importants (14.000 équivalents temps plein), devant la biomasse (13.300) et l’hydraulique (10.300).

La réhabilitation des sols et des eaux enregistre une croissance notable de 15,5% des effectifs et la récupération grimpe de 5,1%. A elle seule, l’agriculture biologique employait, en 2010, 28.500 personnes, soit 80% de l’emploi lié à la réhabilitation des sols et des eaux polluées.

Résultat, le chiffre d’affaires des éco-activités a atteint près de 70 milliards d’euros en 2010, soit 2% de la production totale de l’Hexagone. Comme pour les emplois, les secteurs les plus dynamiques sont la gestion des eaux usées (14,4 Md€), celle des déchets (14,1 Md€) et les énergies renouvelables (12,4 Md€).

La récupération engrange pour sa part 7,9 Md€ et retrouve son niveau de 2008 après avoir accusé une nette baisse en 2009. Il faut noter que sa situation est étroitement liée aux fluctuations des prix des matières premières secondaires, qui ont fortement augmenté en 2010 après avoir connu une chute vertigineuse en 2009.

Malgré les polémiques sur le photovoltaïque, les éco-activités affichent une balance commerciale excédentaire de 1,1 Md€, pour 6,1 Md€ d’exportations et 5 Md€ d’importations en 2010. La récupération est le secteur le plus exportateur: (4 Md€, en hausse de 65% par rapport à 2009). Les fameux «panneaux photovoltaïques chinois», contribuent grandement au déséquilibre de la balance commerciale des énergies renouvelables: 2,2 Md€ de déficit.

Le CGDD note que la production des véhicules électriques n’est pas comptabilisée dans ces chiffres, «faute de sources statistiques disponibles». Eurostat n’a d’ailleurs toujours pas décidé s’il fallait intégrer ou non cette production au sein des éco-activités. Encore marginal, le secteur se développe toutefois, avec 1.000 voitures électriques neuves immatriculées en 2010, dont 4/5e de véhicules utilitaires.

 



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