Le désinvestissement des fossiles se poursuit

Le 13 décembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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En Pologne, on fait du savon avec du charbon.
En Pologne, on fait du savon avec du charbon.
VLDT

Bonne nouvelle à deux jours de la clôture annoncée de la COP: de plus en plus d’institutions se retirent des énergies fossiles.

 

Et de 1.000! Selon le recensement réalisé par 350.org, on compte désormais un millier d’institutions et d’entreprises de tous ordres à avoir amorcé leur désinvestissement. «En 2012, nous comptions 181 institutions ayant 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Elles sont aujourd’hui 1.000 et gèrent près de 8.000 Md$ (7.039 Md€)», s’enthousiasme l’ONG.

évaluation difficile

Comment décrypter pareil résultat? A commencer par l’engagement proprement dit. Toutes ces entreprises, ces universités (Stockholm), ces fondations (Rockefeller), ces musées (Tate Galleries), ces villes (New York) se sont engagées à plus ou moindre long terme à ne plus investir dans les énergies sales. Au choix, cela peut concerner les fossiles dans leur ensemble, le seul charbon, les hydrocarbures non conventionnels. Pas facile d’évaluer le bilan carbone de l’opération.

résultats à long terme

Les gestionnaires de ces fonds n’étant pas des amateurs (l’église d’Angleterre gère près de 7 milliards de livres d’actifs), la cession des actions ou des obligations peut prendre plusieurs années: pas question de vendre quand les cours sont au plus bas. Ce qui en dilue l’efficacité.

L’association peine d’ailleurs à évaluer l’effet de ce désinvestissement sur l’industrie pétrolière.

Une chose est certaine: ce mouvement n’a absolument aucun effet sur la consommation d’énergies fossiles. Selon le Carbon Global Project, les émissions mondiales de CO2 devraient bondir de 2,7% entre 2017 et 2018.



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