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Le décès d’un salarié lié aux algues vertes?

Le 08 septembre 2009 par Victor Roux-Goeken
Une enquête préliminaire a été ouverte lundi 7 septembre par le procureur de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) Gérard Zaug après le décès d’un salarié transportant des algues vertes dans ce département, rapporte l’AFP.

Le décès de ce salarié de 48 ans remonte au 22 juillet dernier, soit 6 jours avant la mort fulgurante d’un cheval et le malaise de son cavalier à Saint-Michel-en-Grève (Côtes d’Armor), à l’origine du déplacement du Premier ministre François Fillon et de la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno dans cette commune et de la médiatisation estivale de ce sujet (1).

Le décès du salarié a été attribué à un malaise cardiaque, précédant un accident avec son camion; il avait manipulé trois caissons d’algues vertes dans la journée, a raconté à l’AFP Thierry Bulot, président du syndicat mixte de traitement des ordures ménagères de Lantic et élu PS à la région Bretagne.

La famille du défunt n’a pas porté plainte et annoncé qu’elle s’opposait à son exhumation pour autopsie, qui ne sera ordonnée que si elle est jugée «médicalement utile», a indiqué le procureur.

Selon un rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) rendu public jeudi 20 août (2), «la décomposition des algues vertes est susceptible d’émettre des gaz qui peuvent être dangereux pour la santé à certaines concentrations». Les chercheurs de l’institut avaient mesuré des concentrations en hydrogène sulfuré avoisinant les 1.000 parties par million (ppm) dans la baie de Saint-Michel-en-Grève, alors qu’une concentration supérieure à 500 ppm est considérée comme potentiellement mortelle (2).

«Il faut sans retard inscrire les algues vertes échouées et collectées dans la liste des déchets dangereux», propose Robin des Bois dans un communiqué publié ce matin. L’association réclame notamment la création de filières fermées d’élimination, la protection de tous les acteurs de la filière depuis la collecte jusqu’au traitement, l’inventaire de tous les stockages non déclarés et non confinés ainsi que l’évaluation de l’impact pour la biodiversité, la pêche et le tourisme.

(1) Dans le JDLE «Algues vertes: Eau et Rivières de Bretagne dénonce ‘l'indifférence de l'Etat’»
(2) Dans le JDLE «Les algues vertes: un problème de santé publique»

5 réactions

Dominique PAPILLON | 20/09/2009 - 19H44

prudence Certes, il faut enquêter mais prudence sur une attribution de responsabilité hâtive. Ce pauvre monsieur décédé, si l'on en croit l'article, a porté 3 caisses d'algues vertes : il ne les a pas ingurgitées ni manipulées semble-til. Quand au cheval , et à son cavalier, même interrogation. Il faut surtout chercher les causes de ces algues (voir commentaire Arthur) et prendre les mesures qui s'imposent pour que ça s'arrête (agriculture intensive, etc...)

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anglaret eliane | 08/09/2009 - 19H24

Algues et H2S je suis choquée par le fait qu'il a été question du cheval mort en raison des émanations d'hydrogène sulfuré mais qu'on ne parle que maintenant de la personne qui est décédée en juillet. Combien de morts humaines et de destruction de l'environnement faudra-t-il avant de prendre des mesures en amont du problème et non se pencher seulement sur les conséquences? Ce problème est connu depuis déjà longtemps mais la capacité à faire le dos rond et à attendre est très solidement ancrée à tous les niveaux.

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Duchemin Arthur | 08/09/2009 - 17H33

Délibérations, réunions, colloque, concertations et autres discussions... Il faudra certainement une demi douzaine de commissions d'enquêtes, d'études doctorales poussées et autres analyses d'experts pour arriver à démontrer ce que nous savons depuis bien longtemps. D'ici là cependant 15 ou 20 ans seront passés et surtout on évitera de prendre la décision qui dérange au niveau de l'agriculture régionale. Il faut surtout pas se mettre les agriculteurs à dos. Que nenni.

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frédéric certain | 08/09/2009 - 16H49

Dégout Quand l'activité humaine rend impropre la consommation de l'eau du robinet, quand l'activité humaine ne permet plus la sécurité d'accès à certains site "naturels" ... que rajouter de plus ! Si peut-être qu'il est grand temps de mettre l'intelligence et le bon sens au pouvoir et de virer nos politiques qui doivent répondre sans tarder d'actes criminels ! Fred

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pavie pascal | 08/09/2009 - 16H35

ALGUES VERTES il faudra donc la mort directe d'un cheval et d'un ou plusieurs humains pour que le problème des algues vertes soit sérieusement posé. la cause est pourtant connu depuis longtemps, Nature et progrès la claironne depuis trente ans, l'agriculture industrielle est la grande responsable , il faut passer à l'agro-écologie, stopper d'urgence les élevages hors-sol concentrés sur la Bretagne, un syndicat agricole, la Confédération Paysanne, l'accepte mais les pouvoirs publics ne font rien et pire puisqu'ils légalisent des élevages illégaux sous la pression de la puissante FNSEA. tout cela est révoltant , scandaleux, serait il utile de porter plainte pour laxisme, collusion d'intérêt, atteintes à l'environnement, homicides involontaires ,????

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