Le débat sur la gestion de l’eau en France est ouvert

Le 21 mars 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

A la veille de la journée mondiale de l’eau, la Lyonnaise des eaux rappelle, dans un communiqué du 21 mars, la nécessité d’engager un débat public-privé autour de la gestion de l’eau en France.

La filiale de Suez environnement estime qu’il est urgent de «répondre aux nouvelles problématiques de l’eau», qui englobent le souci de qualité des ressources, les pollutions émergentes ou encore la répartition des quantités d’eau en France (dans le JDLE). C’est pourquoi opérateurs industriels et collectivités locales doivent construire ensemble «une nouvelle gouvernance de la gestion de l’eau en France pour inventer un modèle de l’eau écologiquement responsable et économiquement soutenable».

Avec un prix moyen de 3,09 euros le mètre cube d’eau potable, la France se situe en dessous de la moyenne européenne (5,29€/m³ en Allemagne ou 3,51€/m³ en Belgique par exemple). Pour autant, la «privatisation» de la gestion de l'eau par les multinationales a récemment été fustigée à travers plusieurs exemples français dans le documentaire «Water makes money» projeté en septembre dernier. Les réalisateurs critiquent le «monopole structurel opaque» formé par Veolia, Suez et la Saur ainsi que la corruption répandue dans le milieu.

Mais pour Suez, le film contient de nombreuses erreurs, imprécisions et amalgames «qui sont susceptibles d’inquiéter l’opinion publique et d’ouvrir la voie à la polémique». Lyonnaise des eaux tient par exemple à souligner que l’utilisation du chlore dans les réseaux répond à des impératifs de santé publique, indépendamment du mode de gestion, et que cette technique est utilisée largement dans le monde, par des opérateurs publics également.

D’autre part, l’affirmation du film selon laquelle les distributeurs d’eau seraient responsables des pollutions agricoles en Bretagne est «parfaitement erronée». La société rappelle qu’elle a engagé une cinquantaine de projets pour préserver les ressources en eau. «C’est, en outre, la seule entreprise qui a fait condamner l’Etat pour ne pas avoir appliqué la directive Nitrates en Bretagne», souligne-t-elle.

Avec la concertation «Idées neuves sur l’eau» engagée depuis plus d’un an, la Lyonnaise des eaux espère faire progresser la gestion de l’eau en réunissant autour de la table un grand nombre de personnes: agriculteurs, industriels, experts, élus, personnalités institutionnelles venus d’horizons très divers, mais aussi blogueurs, associations, militants ou encore collaborateurs de l’entreprise.

Les discussions ont permis d’élaborer des propositions concrètes pour «renforcer le pilotage des contrats par la collectivité, favoriser le droit à l’information de la société civile et refonder le modèle économique pour faire converger l’intérêt de tous les acteurs vers la protection de la ressource». La compagnie propose en particulier d’ouvrir les conseils d’administration de ses contrats à des représentants de la société civile (comme c’est déjà le cas pour la nouvelle société Eaux de Normandie). Il est également suggéré d’indexer la rémunération des opérateurs d’eau, qu’ils soient publics ou privés, sur des indicateurs de performance environnementale[1] (et non plus simplement sur les volumes d’eau), ou encore de créer une tarification de l’eau progressive pour encourager les économies d’eau.



[1] En 2010, Lyonnaise a ainsi signé cinq contrats intégrant des indicateurs de performance environnementale à Bry sur Marne, Fouesnant ou encore avec la Communauté urbaine de Strasbourg.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus