Le coton GM favorise la biodiversité, selon une étude chinoise

Le 15 juin 2012 par Geneviève De Lacour
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La Chine, premier producteur mondial de coton Bt
La Chine, premier producteur mondial de coton Bt

Une équipe de chercheurs de l’Académie des sciences agronomiques de Pékin en collaboration avec un chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) a mis en évidence l’impact positif sur la biodiversité de la culture d’un coton GM, le coton Bt. Les résultats de cette étude ont été publiés le 13 juin dernier dans la revue scientifique Nature.

Le coton Bt est un coton génétiquement modifié pour produire une toxine. Celle-ci est naturellement sécrétée par la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt), afin de combattre des insectes nuisibles comme les lépidoptères (papillons).

Depuis une quinzaine d’années, la Chine a favorisé la plantation de coton Bt, notamment pour lutter contre l’un des principaux ravageurs du coton, la noctuelle (Helicoverpa armigera) dont les larves se nourrissent des inflorescences et conduisent à d’importantes pertes de récolte. En 2011, on comptait 3,9 millions d’hectares de coton Bt en Chine, soit plus de 71% des cultures de coton du pays, et jusqu’à 95% dans le nord du pays. L’implantation du coton Bt à grande échelle a permis de réduire de façon drastique les quantités d’insecticides employées pour venir à bout de la noctuelle.

Des données, recueillies entre 1990 et 2010 sur 36 sites dans 6 provinces du nord de la Chine, ont permis aux chercheurs d’étudier l’impact de la culture de coton Bt sur les organismes présents dans l’agro-écosystème coton et les cultures environnantes. Ils ont ainsi pu observer que la diminution des quantités d’insecticides utilisés a favorisé l’augmentation des populations de trois groupes majeurs de prédateurs naturels de la noctuelle: les coccinelles, les araignées et les chrysopes.

Ainsi, selon les conclusions de l’étude, ces auxiliaires des cultures, dont les populations sont largement affectées par les insecticides à large spectre utilisés en agriculture conventionnelle, sont plus abondants dans les cultures de coton Bt. Ils contribuent au contrôle d’un autre ravageur du coton, lui aussi majeur, mais contre lequel la toxine Bt est inefficace, le puceron Aphis gossypii.

L’étude sino-française suggère que l'adoption à grande échelle d’une culture Bt favorise indirectement l'abondance des prédateurs généralistes dans les champs de coton génétiquement modifié (grâce à un usage moins intensif d’insecticides). Une tendance qui aide à restaurer l’écosystème entier, grâce à la régulation biologique naturelle et la restauration de la faune auxiliaire.

Les chercheurs ont également observé que les auxiliaires colonisent les cultures voisines non transgéniques (maïs, arachide et soja).

 

 

 

 



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