Le contrôle-commande de l’EPR soucie encore Areva
Le 28 juillet 2010 par Valéry Laramée de TannenbergLe leader mondial du nucléaire n’avait pas besoin de cela. La Nuclear RegulatoryCommission (NRC, l’autorité de sûreté américaine, ndlr) se montre dubitative sur certains éléments du contrôle-commande du réacteur franco-allemand. Comme les autorités de sûreté française, finlandaise et britannique l’avaient fait en novembre dernier, le gendarme du nucléaire américain critique la grande complexité du système et le manque de redondance de certaines parties du dispositif. Ce qui, en situation d’urgence, pourrait compromettre une reprise en main d’un réacteur accidenté, estiment certains experts.
Pour Areva, c’est plus un problème de calendrier qu’une nouvelle difficulté technique qui se pose. « Les échanges que nous avons en ce moment avec la NRC se font sur la base de dossiers que nous lui avons remis il y a de nombreux mois. Ce qui explique qu’ils sont un peu en décalage avec les problèmes soulevés par les autorités de sûreté européennes », explique François Bouteille, directeur adjoint Sûreté et Licencing du groupe français.
En conséquence, des propositions de « simplification » similaires à celles déjà présentées aux autorités européennes pourraient être faites à la NRC américaine. De nombreuses réunions de travail sont encore prévues au cours des prochaines semaines entre les deux parties. Areva s’attend à une décision sur la certification du contrôle-commande de l’EPR américain d’ici à la fin de l’année.
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