Le consommateur européen a droit à de nouveaux experts scientifiques

Le 22 mai 2013 par Marine Jobert
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Les abeilles, longtemps victimes de conflits d'intérêts délétères au sein de l'Efsa.
Les abeilles, longtemps victimes de conflits d'intérêts délétères au sein de l'Efsa.
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L’une après l’autre, la direction générale Santé et consommateurs de la Commission européenne et l’agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) ont annoncé la création et le renouvellement, de leurs panels d’experts.

 

La DG Sanco, comme on la désigne à Bruxelles, a dévoilé aujourd’hui la liste des 12 membres qui viennent d’être désignés pour la première fois «afin d’aider la Commission à identifier des moyens efficaces pour inventer dans le domaine de la santé et de créer des systèmes de santé modernes, réactifs et soutenables.» Sa directrice générale Paola Testori Coggi replace cette mission dans «un climat économique où certains gouvernements nationaux se sentent obligés de diminuer les dépenses en matière de santé. Nous avons l’obligation de faire face avec des solutions communes pour améliorer l’efficacité financière et la soutenabilité de nos systèmes de soins.»

 

La DG Santé et consommateurs, si elle a pour mission de protéger et améliorer la santé publique, se doit aussi de «garantir une alimentation sûre et saine en Europe», précise son site internet[1], «en assurant une gestion des risques reposant sur des bases scientifiques». Le renouvellement en cours du groupe scientifique ainsi que des groupes scientifiques de l’Efsa la concerne donc. L’agence vient de lancer un appel à candidatures pour pourvoir deux des huit groupes scientifiques, à savoir ceux sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments, et celui sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les auxiliaires technologiques et les arômes. Les membres actuels de ces deux groupes ont un mandat de trois ans qui viendra à échéance en juillet 2014.

 

De nombreux conflits d’intérêts et de collusion avec l’industrie ont été dénoncés ces dernières années au sein de l’Efsa. Au sujet des perturbateurs endocriniens par la documentariste Stéphane Horel. A propos de l’aspartame par le Réseau Environnement Santé (RES). Concernant les néonicotinoïdes, l’Efsa a longtemps cultivé le doute –comme le dénonce le journaliste Stéphane Foucart dans son livre «La fabrique du Mensonge» [JDLE]- avant de rendre en mars dernier un rapport sans appel contre les insecticides [JDLE]. Même dénonciation de l’association Inf’OGM sur les organismes génétiquement modifiés. «Les experts sont choisis à la suite d’une procédure de sélection ouverte et transparente, sur la base d’une expérience scientifique avérée et de leur indépendance», précise l’Efsa sur son site internet.



[1] En plus de protéger la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la santé des cultures et des forêts.

 

 



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