Le Conservatoire du littoral ne cesse d’élargir son paysage

Le 18 janvier 2012 par Stéphanie Senet
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En France, le littoral renferme des trésors de biodiversité. Près du tiers de la flore protégée au niveau national se trouve sur les sites côtiers du Conservatoire du littoral. Et plus de 70% des oiseaux vulnérables ou en danger y nichent.

Ces statistiques sont issues du dernier bilan du Conservatoire de l’espace littoral et des espaces lacustres, que vient de publier le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Le Conservatoire gère près de 140.000 hectares situés en métropole, mais aussi dans les départements d’Outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les Antilles, selon les chiffres arrêtés fin 2010.

La superficie des territoires protégés en métropole a quasiment doublé au cours de la décennie précédente, passant de 60.000 ha en 2000 à 110.000 en 2010. Ce phénomène est dû à une hausse de l’acquisition foncière, ainsi qu'à l’affectation et à l’attribution de portions du domaine public. 16,7% de ce territoire est aujourd’hui situé en façade maritime.

Géographiquement, plus de 60% des surfaces gérées par le Conservatoire se trouvent sur le pourtour méditerranéen, avec des sites préservés dans les lagunes du Languedoc, en Camargue ou dans le désert des Agriates, en Haute-Corse.

La politique de l’établissement, créé par la loi du 10 juillet 1975, est de protéger en priorité les rivages marqués par l’empreinte humaine. En métropole, plus de la moitié des 885 communes maritimes et lagunaires, où s’applique la loi Littoral (1), possèdent donc au moins un site du Conservatoire sur leur territoire.

En matière de biodiversité, la connaissance doit encore s’améliorer. Les inventaires détaillés ne sont pas généralisés. Ils concernent surtout les habitats naturels, la flore supérieure et les oiseaux (migrateurs, nicheurs, ou hivernants). Les informations sur les mammifères ne représentent que la moitié des sites. Celles sur les poissons, seulement un quart...

Un tiers de la flore protégée au niveau national est présente sur les terres du Conservatoire (143 plantes). Parmi les espèces les plus recensées, on trouve le chou marin, l’euphorbe péplis, le tamaris d’Afrique, ou l’oseille des rochers.

L’action de l’établissement a notamment permis de conserver le cynoglosse des dunes, une petite espèce endémique des pelouses arrière-dunaires de l’arc Atlantique. Il est toujours présent sur 10 sites acquis par le Conservatoire tandis que trois quarts de ses sites ont disparu en France.

Par ailleurs, 71% des oiseaux considérés comme vulnérables, en danger, ou en danger critique par la liste rouge des espèces menacées, nichent dans des espaces protégés par le Conservatoire. C’est le cas de l’eider à duvet, de la sterne caugek, du goéland d’Audouin ou de la barge à queue noire. Le Conservatoire héberge même 100% de la population française de flamant rose et de spatule blanche.

Enfin, les habitats littoraux et halophiles (2) sont naturellement les plus présents. Les dunes, les falaises, les prés salés, les bancs de galets ou les vasières sont observés sur 9 sites sur 10. En plus faible proportion, on trouve des landes, des pelouses et des prairies (86% des sites du Conservatoire), des forêts (73%), des territoires agricoles ou paysages artificiels (67%) ou des tourbières et des marais (57%).

Certains d’entre eux sont sous haute surveillance. 60% des habitats protégés par le réseau européen Natura 2000 se trouvent en effet sur des sites littoraux du Conservatoire (dunes embryonnaires et dunes blanches notamment).

 
 
(1)                du 3 janvier 1986
(2)                poussant sur des sols salés
 
 


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