Le Conseil européen favorable à l'objectif de 20% d'énergies renouvelables

Le 12 mars 2007 par Claire Avignon
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Le 9 mars, le Conseil européen du printemps a adopté ses conclusions concernant le changement climatique.

L'objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne entre 1990 et 2020 a été entériné, de même qu'une proportion contraignante de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale d'ici 2020 (contre moins de 7% actuellement), et de 10% pour les biocarburants dans la consommation totale d'essence et de gasoil destinés au transport.

«Avec ce triple objectif de 20% pour les 15 années à venir, l'Union Européenne s'engage résolument dans la révolution énergétique indispensable pour faire face à l'urgence climatique. Il faut espérer que cette décision, la plus importante depuis l'adoption du protocole de Kyoto, servira d'exemple à suivre pour le reste de la communauté internationale» commente Karine Gavand, chargée de campagne Climat à Greenpeace France.

Concernant la place de l'énergie nucléaire, un compromis a été trouvé entre ses soutiens (principalement la France et la Finlande) et ses opposants (dont l'Autriche). Le Conseil européen prend ainsi «acte de l'évaluation, réalisée par la Commission, de la contribution apportée par l'énergie nucléaire en réponse aux préoccupations croissantes concernant la sécurité de l'approvisionnement énergétique et les réductions des émissions de CO2.» Une position qui reflète celle de Jacques Chirac qui a déclaré, lors de la conférence de presse du Conseil: «Les énergies renouvelables ne sont qu'une partie de la réponse et ne suffiront pas à atteindre nos objectifs climatiques. Toutes les études, et notamment celle de la Commission, en témoignent. C'est pourquoi la France a insisté pour replacer les énergies renouvelables dans le cadre plus large des énergies faiblement carbonées, y compris le charbon propre, qui exige encore un certain nombre d'investissements, et l'énergie nucléaire.»

Parallèlement, le Conseil «confirme qu'il appartient à chacun des États membres de décider s'il aura ou non recours à l'énergie nucléaire et souligne que cette décision doit être prise en gardant à l'esprit la nécessité de continuer à améliorer la sûreté nucléaire et la gestion des déchets radioactifs.»

Selon Greenpeace, ayant fait reconnaître le nucléaire comme faiblement émetteur de CO2, la France devrait négocier un objectif minimum en matières d'énergies renouvelables. La Commission doit en effet proposer un taux différencié par Etat membre au cours de l'année.




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