Le Conseil économique et social se préoccupe d’écologie

Le 15 mai 2007 par Claire Avignon
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Le Conseil économique et social (CES) doit adopter, ce mercredi 15 mai, un avis sur la conjoncture économique et social en 2007. Les mesures à mettre en place pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre figurent en bonne position.

«Le réchauffement climatique représente une menace pour notre modèle social, il conditionne donc de plus en plus les questions économiques et sociales». C'est en ces termes que Philippe Le Clézio a justifié l'intégration de la problématique environnementale dans son rapport sur la conjoncture économique et sociale en 2007, présentée à la presse le 14 mai. Le vice-président de la section des finances du Conseil économique et social (membre de la CFDT) a même abordé le sujet dès le premier chapitre, avant les questions de croissance, d'emploi, de pouvoir d'achat et de finances, sur lesquelles l'assemblée consultative a davantage l'habitude de se pencher.

Dans son avis qui doit être adopté ce mercredi, Philippe Le Clézio estime «essentiel» la réforme du marché des quotas de CO2 à l'issue de la période 2008-2012. «Un prix du CO2 de 50 centimes d'euros la tonne ne permet pas d'inciter les industriels à investir dans des modes de production moins énergivores», analyse le syndicaliste. Le rapporteur propose également d'intégrer progressivement au marché «tous les secteurs d'activité économique et de réduire les quotas gratuits pour les nouveaux moyens de production». Enfin, un système pour réduire les rejets des autres gaz à effet de serre (hydrofluorocarbures, méthane, hexafluorure de soufre, perfluorocarbures, oxyde nitreux) devrait également être étudié.

D'une manière plus globale, le CES se positionne pour une «intégration systématique des préoccupations environnementales dans les raisonnements économiques et sociaux», avec pour objectif d'«apprendre à faire de la contrainte écologique un atout». Pour cela, Philippe Le Clézio insiste sur la nécessité pour le prochain gouvernement de prendre des «décisions pérennes» rapidement. Outre les mesures industrielles déjà proposées, l'assemblée se prononce, dans le cas du bâtiment, pour une amélioration générale des connaissances relatives aux modèles de construction et aux dispositifs d'aide, et dans le cas des transports, pour la substitution d'une taxe carbone fonction des émissions de gaz à effet de serre à tout ou partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).




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