Le commissaire de l’environnement maintient le cap pour 2007

Le 26 juin 2006 par Laure Pollez
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Stavros Dimas, commissaire européen en charge de l’environnement, a présenté ses priorités pour 2007 à la commission chargée de ces questions au Parlement européen. Il s’est réjoui d’avoir obtenu une augmentation de son budget lors de la récente discussion des perspectives budgétaires 2007-2013. Cependant, «les priorités restent les mêmes»: maîtrise du changement climatique, préservation de la biodiversité, protection de la santé humaine et promotion d’un usage durable des ressources.

Au chapitre climatique, Stavros Dimas estime que l'innovation technologique est toujours la priorité. Reste à lancer des signaux clairs aux entreprises afin que les nouvelles technologies «ne restent pas sur l'étagère». L'intégration des émissions du transport aérien sur le marché des permis-carbone est également à l'agenda. Une première législation encadrant la capture du carbone devrait voir le jour prochainement. Enfin, Stavros Dimas réfléchit à la création d'un fonds de promotion des énergies renouvelables dans les pays en développement, qui sera un autre moyen d'incitation à l'investissement dans ce secteur.

S'agissant de la biodiversité, Stavros Dimas reste confiant quant à la capacité de l'Union de tenir son engagement  et de stopper les pertes avant 2010. Il sera cependant attentif à l'amélioration du cadre législatif, notamment concernant les oiseaux.



Pour la préservation des ressources, le commissaire européen annonce un Plan d'action pour des modèles de production et de consommation durables.

Cependant, Stavros Dimas souhaite d'abord et avant tout voir les textes existants correctement appliqués: «Si toute la législation était appliquée, nous aurions beaucoup moins à nous plaindre de l'état de l'environnement européen!». Dans ce but, tous les moyens légaux seront bons, qui seront rappelés dans une prochaine communication de la Commission.

Après tant de sérénité affichée, Stavros Dimas a quand même conclu son discours sur une sérieuse mise en garde à propos de la directive relative à la qualité de l'air actuellement en discussion: «350.000 Européens meurent chaque année prématurément des conséquences de la pollution de l'air. Je ne pourrai accepter aucune dilution de la législation existante. Des mesures sont notamment nécessaires contre les particules fines. La souplesse vis-à-vis de certaines régions devra être strictement limitée dans le temps -pour un maximum de 5 ans-, afin de ne pas les encourager à baisser la garde». Suite des débats à la rentrée.




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