- 

Le Colorado régule les émissions fugitives de méthane

Le 25 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les vannes devront régulièrement être contrôlées.
Les vannes devront régulièrement être contrôlées.

C’est une première américaine. A l’initiative du ministère du Colorado de la santé publique et de l’environnement, le milieu associatif et des compagnies pétrolières se sont accordés sur un projet de régulation des émissions fugitives de méthane des infrastructures d’extraction et de transport d’hydrocarbures. Entre autres.

En une vingtaine de pages, le texte adopté la semaine passée interdit pratiquement les rejets gazeux des puits de pétrole et de gaz, des pipes et des réservoirs qui contribuent à la formation du smog –lequel opacifie le ciel de Denver et nuit à la santé de ses habitants.

Plus sérieusement, le projet impose aux exploitants une meilleure surveillance de leurs installations et les oblige à colmater la moindre fuite de composés organiques volatils, méthaniques ou non.

Jusqu'à 9% de fuite

La mesure, qui doit encore être validée par le gouverneur pour entrer en application, est importante à plus d’un titre. 6e producteur de gaz et 9e producteur de pétrole des Etats-Unis, le Colorado est un Etat qui compte dans le monde pétrolier US. Engagé depuis des décennies dans l’amélioration de la qualité de l’air, le Centennial State, par sa décision, pourrait inciter d’autres régions à réguler les émissions fugitives de méthane, que certaines études chiffrent à 9% de la production des puits.

Pionnière, cette régulation fracture aussi le monde pétrolier. De grosses compagnies comme Noble Energy (8.000 puits exploités dans le bassin de Denver) ou Anadarko (5.000 puits) soutiennent le texte et annoncent vouloir porter leurs investissements, dans la région, à près de 15 milliards de dollars (11 Md€) dans les prochaines années, rappelle l’agence Bloomberg.

L’association régionale des industries pétrogazières (Coga) déplore, de son côté, que des spécificités locales n’aient pas été prises en compte par les rédacteurs du texte. La Coga estime aussi que le coût de l’équipement des puits pourrait s’élever à 80 M$ (58 M€) par an: le double du devis estimé par les pouvoirs publics. Logique.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus