Le CO2 monte et la crédibilité de Tony Blair baisse

Le 05 avril 2005 par Enerpresse
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La vie d’un homme politique tient parfois à un fil. Celle de Tony Blair pourrait tenir à quelques molécules de carbone. Car, malgré tous les efforts déployés, et largement médiatisés, les émissions de CO2 britanniques ne cessent de progresser.

Comme en témoignent les dernières statistiques publiées, en fin de semaine dernière par le ministère du Commerce et de l'Industrie (le DTI), les rejets de dioxyde de carbone des sujets d'Elisabeth II ont progressé, l'an dernier, de 1,5%. Un mauvais chiffre après les 2,2% de baisse enregistrées en 2003. La faute est due essentiellement à une hausse de la consommation d'énergie de 0,7% globalement (+ 1,4% pour le fioul et + 3,1% pour le gaz). Cela tombe plutôt mal pour le locataire du 10 Downing Street qui a fait de son combat contre le changement climatique l'un de ses chevaux de bataille politico-médiatique. Il y a deux semaines, lors d'une réunion préparatoire au sommet du G8 de juillet prochain, le leader néo-travailliste n'avait pas fait dans la dentelle : «Pour que nous soyons les leaders [dans la lutte contre le changement climatique, ndlr], le Royaume-Uni doit montrer l'exemple. Ce que nous avons fait en mettant en oeuvre un plan audacieux et en nous fixant des objectifs ambitieux.»

Démenti par les faits, le Premier ministre n'a pas tardé à réagir. Dès vendredi, l'administration Blair a annoncé une refonte de sa politique climatique. Non encore officielle, cette suite au White Paperde 2003 pourraient comprendre des soutiens aux énergies renouvelables plus incitatifs. Elle devrait aussi rapidement répondre à la «question» nucléaire. Par ailleurs, des incitations fiscales devraient être mises en place pour améliorer les performances énergétiques des logements. Des normes thermiques de construction plus strictes devraient être prochainement publiées. Enfin, de nouvelles aides devraient être octroyées aux biocarburants. Peut-être efficaces à l'échelle des îles britanniques, ces mesures ne changeront probablement pas grand chose aux grandes tendances planétaires. Jeudi, les chercheurs du Climatic Monitoring Diagnostics Laboratory d'Hawaï ont confirmé une croissance, en 2004, de 1,5 ppm de la concentration en dioxyde de carbone de l'atmosphère. Ce qui signifie que depuis 1958, la teneur en gaz carbonique de l'air planétaire a progressé de 36%. Du jamais vu dans l'histoire !




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