Le CO2 est au zénith
Le 19 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
De nombreux records climatiques ont été battus le mois dernier. De la concentration de CO2 aux températures, juillet 2010 n’aura décidément pas été un mois comme les autres.
Le mois de juillet s’annonce comme celui de tous les records climatiques. A commencer par la concentration atmosphérique de gaz carbonique. Cette fois, c’est officiel, nous avons passé la barre mythique des 390 parties par million en volume (ppmv) de CO2 puisque, selon les dernières données de l’observatoire de Mauna Loa (qui calcule cette valeur quotidiennement depuis 1960), la teneur de dioxyde de carbone dans l’atmosphère s’est élevée en juillet à 390,09 ppmv. Ce qui représente une augmentation de 0,6 % en un an de la concentration du principal gaz à effet de serre anthropique.
Pas mal pour un temps de crise où l’industrie et le secteur de l’énergie tournent au ralenti dans de nombreuses régions du monde !
Mais ce n’est pas tout. Ces 10 dernières années, la concentration en CO2 a progressé de 5 %. Du jamais vu depuis 40 ans que l’observatoire hawaïen de
Juillet 2010 aura été un mois particulièrement riche en « anomalies climatiques ». Avec une température globale moyenne de
Sur terre, la température moyenne observée ces dernières semaines a été supérieure de
La température moyenne observée pour la période allant de janvier à août (non inclus) 2010 est la plus chaude observée depuis 131 ans. Partout sur la planète, la température a été plus élevée que les « normales saisonnières ». Les zones particulièrement frappées ont été le boucler canadien (+
Dans de nombreuses régions du monde, les écopes et les seaux ont été de sortie. Car il a beaucoup plu en ce mois de juillet. L’Amérique centrale, le centre des Etats-Unis, les îles britanniques, l’Europe orientale, l’Inde occidentale et le Pakistan, la Malaisie, les Philippines, le Japon et de larges régions de Sibérie ont reçu plusieurs dizaines de millimètres d’eau de plus qu’en temps normal (en se fondant sur les statistiques de pluviométrie 1961-1990 tenues par la NOAA). Hasard de la climatologie, des déficits de pluie ont été observés sur le massif de l’Himalaya (le château d’eau de l’Asie), dans le centre et le sud-est de la Chine, ainsi que le long de la cordillère des Andes. Et, chose curieuse, pile au dessus du lac Tchad (
Autre indicateur très suivi par les climatologues : la surface des glaces d’été de l’Arctique. Selon les mesures réalisées par les satellites de la NOAA, les glaces de mer arctiques s’étendaient, en juillet, sur 8,4 millions de kilomètres carrés. Soit 16,9% de moins que la moyenne observée entre 1970 et 2000. C’est la surface la plus petite après le record de glace de chagrin, constaté en 2007. Selon la NOAA, 2010 est la 14e année consécutive où l’on voit l’étendue des glaces de mer du Grand nord être plus basse que
Paradoxe, les glaces de mer antarctiques sont en bien meilleure forme. Le mois dernier, elles ont occupé une surface qui était 4,8 % supérieure à la moyenne observée à pareille époque durant les années 1979-2000. Les spécialistes du NSIDC constatent que les glaces de mer antarctiques s’étendent en moyenne de 0,9% par décennie depuis 1979.
Ce qui progresse également, ce sont les températures de l’air dans les hautes couches de l’atmosphère. Selon les méthodes utilisées et les périodes de temps observées, la colonne de mercure s’élève de 0,13 à
POUR ALLER PLUS LOIN
Dans la même rubrique
Test
05/04/2011
Bouter la voiture hors des villes
06/04/2011
Airparif présente un bilan 2010 mitigé
30/03/2011
Les navires norvégiens émettront moins de NOx
23/03/2011
Les 3 x 20% européens ne seront pas tenus
24/03/2011
L’US EPA veut abattre le mercure des centrales thermiques
17/03/2011





















