Le climat s’invite dans Life

Le 12 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Grâce aux financements de Life+,la LPO va tenter de sauver le tuit tuit réunionnais. (crédit ONF)
Grâce aux financements de Life+,la LPO va tenter de sauver le tuit tuit réunionnais. (crédit ONF)

La Commission européenne a rendu publics, ce mercredi 12 janvier, les projets 2009 francophones du programme Life+. En tête du palmarès : l’abattement des émissions de GES.

 

Quel rapport existe-t-il entre un dispositif de recyclage des avions de ligne, la protection des outardes canepetières ( Tetrax tetrax) et la semaine européenne de la réduction des déchets ? Deux indices. Tous ces projets ont eu besoin de subventions pour décoller. Et en l’occurrence, l’Europe n’a pas été chiche. Europe + aide financière à des projets de protection de l‘environnement, telles sont les deux ingrédients principaux du programme Life (pour L’instrument financier pour l’environnement).

 

En 19 années d’existence, « ce programme a permis le montage de plus de 3.000 projets en Europe, dont 284 En France », rappelle Sylvie Ludain, représentant en France l’unité Life de la direction de l’environnement de la Commission européenne.  

 

Mercredi, la Commission a présenté à Paris les projets français, belges et luxembourgeois qui ont été retenus pour la session 2009 de Life +. Comme les années précédentes, les projets entrent dans les trois composantes du programme : nature et biodiversité, information et communication, politique environnementale et gouvernance.  

 

Parce qu’elle permet le développement de projets industriels, cette dernière famille est la plus nombreuse : 11 des 14 projets retenus entrent dans cette catégorie. Toutes ces opérations représentent un investissement global de 30 millions d’euros, sur la période 2007-2013, dont 11,7 seront réglés par Bruxelles.

 

Signe des temps, 6 de ces 11 projets « industriels » ont une composante climatique forte. Porté par Goodyear, ECO 2 Tyre Tech vise à mettre au point des pneumatiques à très faible résistance au roulement. Ce qui réduira les consommations et donc les émissions des véhicules. En développant une nouvelle technique de laminage à froid de l’acier, Fives Celes prétend faire chuter les rejets de GES et la consommation d’acides des sidérurgistes (projet Ecotransflux). Avec son programme Iris, Rhodia cherche aussi à réduire l’empreinte carbone de la production de solvants à faible impact sanitaire et environnemental. Gros émetteur de CO 2, Lafarge travaille à la conception d’un nouveau type de clinker. Objet du projet Aether, ce nouveau précurseur du ciment réduira d’un quart, voire d’un tiers, l’impact climatique des cimentiers. Plus étonnant, le conseil général de l’Essonne a également profité des fonds Life pour financer la réalisation de son plan Climat-énergie territorial (projet Climate).

 

Mais la lutte contre les changements climatiques n’est pas tout. Le ministère belge de la santé va ainsi expérimenter, dans 16 pays de l’Union, des techniques de surveillance biologique des enfants (Democophesii)). De son côté, l’Office international de l’eau va concevoir des processus permettant de sensiblement réduire le temps nécessaire au transfert des produits de la recherche à destination des professionnels (WaterRtoM).

 

La protection de l’environnement, stricto sensu, n’a pas été oubliée. Grâce à Life +, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) va pouvoir lancer des programmes novateurs de protection des oiseaux réunionnais, guyanais, martiniquais et de leurs biotopes (Cape Dom). Autre projet biodiversité, conçu cette fois par l’Institut français de la vigne et du vin : l’évaluation des effets écologiques et culturaux d’une restauration de la biodiversité aux alentours des vignes de plusieurs régions d’Europe (BioDiVine).

 

Curieusement, la famille « nature » des projets Life francophones est d’une grande pauvreté. Seule une opération a été retenue : l’élevage et la réintroduction dans les cours d’eau bretons de la moule perlière d’eau douce ( Margaritifera margaritifera). Un projet porté par Bretagne vivante-SEPNB et qui porte le joli nom de Mulette, l’autre appellation du mollusque en voie de disparition.

 



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