Le climat fait chuter la production mondiale de vin

Le 24 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Entre 2016 et 2017, la production française de vin a chuté de 19%.
Entre 2016 et 2017, la production française de vin a chuté de 19%.
VLDT

Du jamais vu depuis les années 1950. L’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) est formelle: on n’a jamais aussi peu produit de vin depuis un demi-siècle. En cause: des événements climatiques extrêmes, attisés dans certaines régions par le phénomène El Niño.

Au niveau mondial, relève l’OIV, les vignerons devraient produire moins de 250 millions d’hectolitres (Mhl): un niveau «historiquement faible, consécutif aux aléas climatiques qui ont touché les principaux pays producteurs, particulièrement en Europe», a souligné Jean-Marie Aurand, directeur général de l’OIV, lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 24 octobre.

L’Europe durement touchée

Ce sont les producteurs européens qui paient le plus lourd tribut aux conséquences du réchauffement. Les successions d’épisodes de gel et de sécheresses ont fait reculer de 15% les volumes vendangés entre 2016 et 2017. Les chiffres sont encore plus mauvais en France (-19%) et en Italie (-23%). Seuls le Portugal, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche voient leur (petite) production progresser.

Situation contrastée dans le Nouveau monde

Dans le Nouveau monde vitivinicole, la situation est plus contrastée. Avec 213,3 Mhl, la production américaine ne devrait reculer que de 1%. Sauf, bien sûr, si les dégâts imputables aux incendies en cours se révélaient plus graves que prévu.

Les effets d’El Niño

Fortes précipitations et températures plus basses que de coutume: l’Amérique du Sud a subi de plein fouet les effets d’El Niño. Victime d’un thermomètre en petite forme, le Chili voit, pour la seconde année consécutive, chuter sa production: -6% en 2016 et -21% en 2015. Sa grande rivale, l’Argentine, peut en revanche se féliciter d’une hausse de 25% du nombre de ses bouteilles.

En Afrique du Sud, les vignerons ont mis l’an passé 2% de plus de vin sur le marché qu’en 2015 (10,8 Mhl). Malgré un été très chaud, l’Australie s’en tire bien: +6% entre 2016 et 2017. Plus fraîche, la Nouvelle-Zélande voit sa production reculer de 9% sur la même période. 2016 avait été, il est vrai, une année record pour les vignerons kiwis.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus