Le climat au cœur des assises de l’énergie

Le 04 février 2005 par Enerpresse
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Un an est passé depuis les dernières assises de l’énergie et les préoccupations ont, à l’évidence, bien changé. L’an dernier, élus et fonctionnaires territoriaux cherchaient à anticiper les conséquences de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie.

Un choc dont les effets ont été très atténués pour les collectivités. Cette année, c'est le changement climatique qui est dans toutes les têtes. Hier, à Grenoble, c'est à un festival de mises en gardes environnementalistes auquel les congressistes ont assisté. «Les collectivités locales sont responsables de 15% des émissions françaises de gaz à effet de serre (GES). Des émissions qui sont en augmentation, du fait des transports et de l'habitat », a insisté Michel Delebarre le député-maire de Dunkerque. Dans la même veine, Philippe Dupuis, l'adjoint du DGEMP, a rappelé que l'un des principaux objectifs du projet de loi sur l'énergie, «dont la seconde lecture devrait intervenir au printemps», était une réduction de 3% par an des rejets de carbone français. Le problème étant de donner aux collectivités les moyens d'agir sur leurs émissions. Cette fois, c'est Frédéric Bordes qui s'y est collé. Rappelant l'existence des plans climatiques territoriaux, le conseiller énergie-climat du ministre de l'Écologie et du développement durable a annoncé pour juin prochain la mise à disposition «d'une boîte à outils qui permettra aux collectivités de mettre en place des bilans carbones et les plans d'action de lutte contre le changement climatique.»

Le point d'orgue des débats de la matinée - l'après-midi étant dédiée aux ateliers - a été l'annonce faite par Michel Destot, le député maire de Grenoble, du lancement du Plan-climat de la capitale de l'Isère. Ambitieux, ce deuxième plan climat local - après celui de Chalon-sur-Saône - prévoit une stabilisation des missions de GES de la métropole (Grenoble et 26 communes voisines) à l'horizon 2010. Pas simple si l'on garde à l'esprit qu'un scénario du type laisser-faire «verrait croître la consommation d'énergie de 18% et l'émission de CO2 de 14% durant la même période», souligne Hélène Poimboeuf, chargée de l'environnement à la Métro (communauté d'agglomération de Grenoble Alpes métropole). Reste à savoir si toutes les villes de l'agglomération seront aussi partantes que la cité de Stendhal. Réponse en fin de mois, quand tous les édiles concernés devront s'engager par écrit à lutter ensemble contre le changement climatique.




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