Le charbon revient sur le devant de la scène

Le 08 juin 2006 par Enerpresse
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Prix du pétrole et du gaz à la hausse, avancées sur la récupération/séquestration du CO2, le charbon revient sur le devant de la scène pour la production d’électricité.

Et avec, comme le démontre une récente étude de l'institut italien RIE (Ricerche industriali ed energetiche), de sérieux avantages compétitifs en termes de prix. Ainsi, alors qu'en Italie le charbon ne représente que 17% (données 2004) de la production de courant, le prix moyen par kilowattheure (kWh) de l'électricité est de 20 centimes d'euro (cte), contre 17 cte/kWh au Danemark (46% des fournitures d'électricité via le charbon, contre 24% au gaz) et autant en Pologne (95% et 2% respectivement) et au Portugal (33%, 26%). Un chiffre qui chute à 8 cte/kWh en Grèce (60%, 15%) et recule largement 12 cte/kWh en Irlande (31%, 50%). Comme le souligne Andrea Clavarino, président de l'Assocarboni, hormis le nucléaire, «en faisant reposer la dépendance sur les hydrocarbures, plus leurs prix montent, plus nous nous paupérisons».

En outre, insiste-t-il, même en prenant en compte la problématique des émissions de gaz à effet de serre (et du CO2 en particulier), avec les technologies au charbon dont nous disposons dès aujourd'hui, en effectuant une modernisation des installations de production de courant, les rejets ne seraient pas forcément augmentés et «il n'y aurait pas besoin d'acheter des crédits d'émission supplémentaires». Des axes démontrés par RIE et largement évoqués aussi lors d'un récent colloque, Charbon et développement durable, organisé par le département Energie et politiques de l'environnement (EPE) du Laboratoire LEPII CNRS-UPMF de Grenoble. Ainsi, alors que les centrales au charbon existantes ont un rendement moyen de 36%, les techniques existent pour atteindre les 45%, «tout en réduisant les émissions de CO2», insiste Andrea Clavarino. En outre, d'ici 2020, avec une mise en oeuvre possible commercialement de la technologie de capture et séquestration du CO2, non seulement le charbon devrait rester compétitif -- même si son prix venait à tripler --, mais en outre, le surcoût lié à cette gestion le ferait demeurer compétitif, voire le mettrait en deçà du coût du gaz. Enfin, avec une compétitivité proche pour la fabrication de carburants liquides, nul doute que la houille a encore de beaux jours devant elle.




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