Le chantier de Roland-Garros de nouveau suspendu

Le 07 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Au tour des héritiers de l'architecte des serres de s'opposer au projet de la FFT
Au tour des héritiers de l'architecte des serres de s'opposer au projet de la FFT

L’affaire de l’extension des serres d’Auteuil n’est plus à un rebondissement près. Le tribunal de grande instance de Paris (TGI) a en effet annulé en urgence, le 6 octobre, les travaux qui avaient été autorisés trois jours plus tôt par le Conseil d’Etat.

 

Sur le site classé, les pelleteuses ne savent plus à quel saint se vouer. Saisis cette fois-ci par les héritiers de l’architecte des serres, Jean-Camille Formigé (1845-1926), les magistrats leur ont donné gain de cause et ont ordonné «la suspension des travaux engagés ou à engager» par la Fédération française de tennis (FFT).

 

Un revirement en trois jours

Trois jours plus tôt, le Conseil d’Etat avait pris la décision inverse, annulant la suspension du permis de construire accordée au maire de Paris qui avait été ordonnée, en référé, par le tribunal administratif le 24 mars 2016. Les juges de première instance avaient alors été saisis par la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, le collectif Auteuil les Princes, France Nature Environnement Ile-de-France, Vieilles maisons françaises et SOS Paris. Ce qui avait permis aux travaux de redémarrer, le 4 octobre au matin à Paris, en vue de construire un court paysager semi-enterré de 5.000 places au grand dam des défenseurs de l’environnement et du patrimoine. En deux jours, une centaine de végétaux ont été abattus, selon Lise Bloch-Morhange, du Comité de soutien des serres d’Auteuil.

 

«Bloquer les travaux»

 «Notre but, c’est de bloquer les travaux. Si on détruit tout, notre action n’a plus de sens. Notre objectif, ce n’est pas d’avoir des dommages et intérêts», a indiqué à l’AFP Philippe Zagury, avocat des héritiers de l’architecte des serres. Pari gagné, jusqu’à la prochaine décision judiciaire.

La FFT a en effet réagi par la voie d’un communiqué de presse, émettant «les plus vives réserves sur la validité d’une décision de suspension des travaux prise par le TGI dans des conditions douteuses de manière non contradictoire». La Fédération a ajouté qu’elle assignait le TGI en référé-rétractation.

Sur le fond, deux décisions sont attendues avec impatience par les opposants: la décision du TA sur le permis de construire accordé à la mairie de Paris et le jugement du TGI sur l’action des héritiers de Formigé au nom du «droit d’auteur». Match à suivre.



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