Le chantier de l’EPR de Flamanville de nouveau critiqué par l’ASN

Le 24 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des «écarts» et «faiblesses» ont été constatés lors d'une inspection du site de construction du réacteur EPR de Flamanville selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a demandé à EDF de «faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction».

 

A l'issue de «l'inspection de revue», permettant un examen approfondi, effectuée entre le 1er mars et le 13 mai, Jean-Luc Lachaume, directeur général adjoint de l'ASN, fait état de «13 constats d'écart» dans une lettre adressée à la direction d'EDF.
«Au vu des écarts et faiblesses constatés au cours de cette inspection de revue, l'ASN estime qu'EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de Flamanville 3», relève Jean-Luc Lachaume, selon cette missive publiée sur le site de l'ASN.
 
Les «principales faiblesses relevées par les inspecteurs» portent sur des filtres de la piscine de réserve d'alimentation en eau borée en cas de situation accidentelle, sur des limitateurs de débit (venturis DN500) du système d'alimentation des générateurs de vapeur et sur des accumulateurs du système d'injection de sécurité (RIS) en cas de perte du système de refroidissement.
Sur ces systèmes, «l'ASN a demandé à EDF qu'aucune action irréversible ne soit engagée avant que la qualité de la fabrication de ces matériels n'ait été démontrée», déclare Thomas Houdré, directeur des centrales nucléaires au sein de l'ASN.
 
«EDF ne peut pas monter ces systèmes-là sur le chantier de Flamanville avant d'avoir apporté l'ensemble des garanties que la qualité était assurée», ajoute-t-il.
 
Sans avoir jusqu'à présent répondu complètement à la lettre de suite de l'ASN, EDF a déjà «apporté des réponses partielles», notamment en «démontrant la qualité» de la réalisation des accumulateurs RIS, précise Thomas Houdré.
 
Annoncé en juillet, le retard de deux ans supplémentaires pour la mise en service de l'EPR de Flamanville -désormais prévue en 2016- est dû à la conjonction des audits décidés après la catastrophe de Fukushima, de deux accidents mortels sur le chantier et du mauvais temps qui a ralenti la construction cet hiver, explique une porte-parole de l’électricien semi-public.
 
Le mois dernier, EDF avait revu en nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d'euros, près du double des estimations initiales, qui prévoyaient également une mise en service dès 2012.
 
Le groupe Bouygues, chargé du gros œuvre à Flamanville, n'a pas souhaité faire de commentaire. Sollicité, Areva n'a pas donné suite.


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