Le changement climatique va faire exploser les crises humanitaires

Le 19 septembre 2019 par Stéphanie Senet
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Sans stratégie d'adaptation, les crises humanitaires sont amenées à se multiplier
Sans stratégie d'adaptation, les crises humanitaires sont amenées à se multiplier
Josiane Riffaud CRF

Au moins 200 millions de personnes par an seront touchées par une crise humanitaire due au changement climatique d’ici à 2050, selon les estimations de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).

Le changement climatique est aussi et surtout une crise humanitaire qui est amenée à croître dans les années à venir. Au moins 200 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire, chaque année d’ici à 2050, à cause d’une catastrophe climatique (inondations, tempête, sécheresse, canicule, feux de forêt, etc). Soit environ deux fois plus qu’aujourd’hui, alerte l’IFRC.
 

18 Md€ par an dès 2030

Une mauvaise nouvelle alors que les ressources manquent déjà pour assurer une aide humanitaire aux 108 millions de victimes annuelles d’événements climatiques extrêmes. Une facture qui s’élève jusqu’à 12 milliards de dollars (10,8 Md€) par an et qui devrait grimper à 20 Md$ (18 Md€) dès 2030 pour la prise en charge humanitaire de 150 M de personnes. Une évaluation a minima puisqu’il ne s’agit que de la facture des secours immédiats, hors coût de la reconstruction et des conflits potentiels.

 

Priorité à l’adaptation

«Il est crucial d’investir dans l’adaptation au climat et de renforcer la résilience au sein des communautés, des pays et des régions à risque. Cela permettra de faire chuter le nombre de personnes nécessitant une aide humanitaire de même que les moyens financiers nécessaires», écrivent les économistes du climat de l’IFRC.

 

Faire baisser la courbe

Une politique déterminée et ambitieuse permettrait ainsi de faire baisser la courbe de l’aide humanitaire à 68 M de personnes concernées en 2030 (au lieu de 150) et même à 10 M en 2050. Comment faire ? La vulnérabilité de nombreuses communautés peut être réduite par la construction de bâtiments plus solides, d’infrastructures résilientes comme des postes de pompage, d’un meilleur système d’alerte et d’intervention d’urgence en cas de catastrophe

 



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