Le changement climatique, c’est mauvais pour la santé

Le 14 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Et si la sécurité sociale finançait la lutte contre le changement climatique ? Utopique ? Pas si sûr. Health and Environment Alliance et Health Care Without Arm, deux ONG, ont commandité une étude économétrique sur les bienfaits de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Réalisée par Econometric Research and Consulting (EMRC), cette étude, publiée mardi 14 septembre, s’avère intéressante à plus d’un titre.

 

Son objet est d’évaluer l’impact sanitaire et économique de la réduction d’un tiers de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2020. Sachant que le Paquet Energie Climat de décembre 2008, qui impose déjà une diminution de 20% de nos rejets, devrait réduire de 52 milliards d’euros le montant de la facture sanitaire européenne vers 2020. C’est du moins le résultat d’un calcul réalisé, en 2008, par le même bureau d’études.

 

A l’évidence, produire un effort climatique supplémentaire s’avère diablement payant. Car une réduction de 30% des émissions de gaz carbonique, notamment, assainira considérablement l’air ambiant. Une moindre utilisation de combustibles fossiles fait, en effet, chuter les émissions de dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote et de particules fines, toutes préjudiciables à la bonne marche de notre système broncho-pulmonaire.

 

Au total, résume l’étude, le durcissement de l’objectif climatique européen permettrait d’accroître la durée de vie des malades, de réduire de 13 millions le nombre de journées d’arrêt de travail, de diminuer de 142.000 le nombre de consultations annuelles pour des crises d’asthme et de 3776 le nombre d’admissions à l’hôpital pour cause de de graves troubles cardiaques ou respiratoires.

 

Pour les « 27 », les économies pourraient atteindre 30,5 milliards d’euros par an en 2020 : une économie à additionner aux 52 milliards de bénéfices déjà identifiés. Mais à comparer aussi au montant de la facture, estimé par la Commission européenne, de la réduction de 30% des émissions de GES : 46 milliards d’euros par an à l’horizon 2020. L’affaire s’annonce donc rentable. D’autant que la seconde étude d’EMRC ne prend pas en compte les bénéfices indirects, telle la diminution du nombre de victimes des conséquences des changements climatiques (inondations, vagues de chaleur, etc.).

 

Pour la France, le passage aux « 30% » permettrait d’allonger de 16.000 ans la durée de vie de la population totale, et de baisser de 1,5 million le nombre annuel d’arrêts de travail. Bref, d’alléger de 1,2 à 3,5 milliards le montant annuel de la facture sanitaire nationale en 2020.



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