Le CGDD publie un atlas régional de l’occupation des sols

Le 13 octobre 2016 par Marine Jobert
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L'artificialisation des sols de 2006 à 2012.
L'artificialisation des sols de 2006 à 2012.
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Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié un atlas régional de l’occupation des sols, première analyse géographique des données collectées par le service de surveillance des terres du programme Copernicus, qui dresse régulièrement depuis 1990 une photographie complète de l’Europe en matière d’occupation des sols. A l’aide de cartes, de tableaux et de statistiques synthétiques, il est désormais possible de suivre leur évolution, à l’échelle régionale, pour la période 2006-2012.

En 10 ans, rappelle le CGDD, 137.000 hectares ont été artificialisés en France métropolitaine, soit plus que la superficie du département du Val-d’Oise. Avec pour conséquence la perte de terres agricoles, la destruction et le cloisonnement des espaces naturels et des habitats. Des phénomènes fort préjudiciables à la préservation de la biodiversité et qui aggravent le risque de crues avec une accélération de l’écoulement des eaux pluviales.

 

La structure de l’occupation des sols en France métropolitaine varie assez lentement. Et même si le territoire national reste majoritairement à vocation agricole (avec près de 60% de sa surface), ce sont les terres destinées à l’agriculture qui sont le plus concernées par l’artificialisation (avec 87% des territoires nouvellement artificialisés). La vitesse d’artificialisation entre 2006 et 2012 a diminué par rapport à la période précédente, mais le recul des terres agricoles est quasiment aussi important entre ces deux périodes.

Les évolutions d’occupation des sols observées par ‘Corine Land Cover’ concernent pour 85% d’entre elles des mutations au sein même des grands types d’occupation des sols (territoires artificialisés, territoires agricoles, forêts et milieux semi-naturels, zones humides et surfaces en eau). Le phénomène le plus observé étant celui de l’exploitation forestière.

Entre ces grandes catégories, les changements les plus importants sont ceux des territoires agricoles vers les territoires artificialisés, avec 11% des surfaces modifiées. Le phénomène le moins observé est celui de la reconversion de terrains artificialisés en forêts et milieux semi-naturels.

Près de 60% des territoires artificialisés se situent dans les villes-centres ou les villes de banlieue, mais l’artificialisation entre 2006 et 2012 concerne davantage les communes rurales et les villes isolées.



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