Le CESE défavorable aux péages urbains

Le 14 novembre 2018
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Le CESE préfère les transports collectifs aux péages urbains.
Le CESE préfère les transports collectifs aux péages urbains.
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Le Conseil économique, social et environnemental (Cese), s'est dit mercredi «réservé» sur la mise en place éventuelle des péages urbains, rendue possible par le gouvernement dans son projet de loi d'orientation des mobilités (LOM).


«Une telle mesure, si elle n'est pas fortement accompagnée sur le plan social, induirait une injustice sociale», note le Cese, dans un projet d'avis rendu public mercredi 14 novembre, au moment où les hausses de taxes sur le carburant suscitent la colère d'une partie de la population.

Avec l'instauration d'un paiement pour l'accès aux villes, «des familles aisées habitant le centre-ville pourraient circuler sans taxe avec leur véhicule, y compris s'il s'agit de gros SUV polluants, alors que des familles modestes habitant les territoires ruraux devraient acquitter un péage pour se rendre dans une grande agglomération avec un petit véhicule moins émetteur de CO2», souligne le texte présenté par Bruno Duchemin (CFDT). Porté par Elisabeth Borne, le projet de loi sur les mobilités (LOM) n'instaure pas de péage urbain mais propose le cadre permettant aux collectivités locales intéressées de le mettre en œuvre.

Le 18 octobre, un rapport sénatorial, s'appuyant sur les exemples de Stockholm et de Londres, se montrait plutôt favorable à la mise en oeuvre de péages urbains, sous certaines conditions. 

transports collectifs ou doux

Pour la troisième assemblée, la diminution de la pollution dans les centres villes doit d'abord «reposer sur des offres de transports à faibles émissions», comme les transports en commun, l'autopartage, le covoiturage ou le vélo.

Les conseillers estiment aussi que le projet de loi «n'aborde pas suffisamment» l'enjeu du télétravail. «Ne pas se déplacer est l'un des moyens de limiter les encombrements ou les nuisances engendrées par les transports» et «les potentialités de développement sont considérables dans le cadre d'accords entre les partenaires sociaux», souligne-t-il.

Actuellement examiné par le Conseil d'État, le projet de loi d'orientation des mobilités doit être présenté, fin novembre, en Conseil des ministres et au début de l'année prochaine au Parlement.
 



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