Le Cese appelle à soutenir l'aquaculture durable

Le 14 juin 2017 par Stéphanie Senet
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Aucune ferme aquacole n'a été créée depuis 20 ans
Aucune ferme aquacole n'a été créée depuis 20 ans

Dans un avis adopté le 13 juin, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) appelle le gouvernement à développer les fermes aquacoles marines et continentales durables.

 

Si la France représente l’une des plus importantes zones de pêche au monde, elle importe 86% de ses produits de la mer. Ce qui représente un déficit commercial de 3,7 milliards d’euros.

La consommation mondiale ayant doublé au cours des 50 dernières années, pour passer de 10 à 19 kilogrammes par an et par habitant, l’aquaculture représente «un secteur économique et alimentaire stratégique», note le Cese. Un secteur dont l’autre atout est de réduire la pression sur les espèces sauvages.

 

3.377 entreprises

Sur le plan économique, le rapport du Cese montre que l’aquaculture offre 18.400 emplois directs, hautement qualifiés et non délocalisables, au sein de 3.377 entreprises aquacoles en 2014.

 

Aucune création en 20 ans

«Actuellement en grande difficulté, l’aquaculture française nécessite un sursaut en termes de portage politique, de recherche scientifique et de développement», conclut le Cese. Aucun nouveau site de pisciculture marine n’a en effet été créé au cours des 20 dernières années. Au niveau mondial, la production est pourtant en plein essor. Elle a dépassé, en tonnages, les captures de pêche en 2015.

 

Recherche, subventions, étiquetage

Au chapitre des recommandations, le Conseil suggère d’accentuer la recherche sur l’alimentation des animaux d’élevage en l’adaptant aux différentes espèces, «afin de réduire la part des farines et des huiles de poisson, tout en relocalisant les sources d’alimentation par territoire».

Autre idée: réorienter en faveur des pratiques favorables à l’environnement les subventions à l’hectare de la politique agricole commune (PAC), pour réduire de façon drastique l’utilisation de pesticides qui mettent en danger les écosystèmes aquatiques.

Le Cese propose aussi d’imposer un étiquetage pour informer sur l’origine des produits frais ou intégrés dans les plats cuisinés, et de soutenir la création d’entreprises aquacoles via la mise en place d’un nouveau fonds de garantie.



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