Le cerveau accro aux lipides

Le 07 mai 2014 par Romain Loury
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Les lipides, une question d'addiction
Les lipides, une question d'addiction
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Les triglycérides agiraient comme des drogues sur le cerveau, en agissant sur le système de la récompense, selon une étude française publiée dans la revue Molecular Psychiatry. Un résultat qui renforce l’hypothèse de l’addiction pour expliquer l’épidémie mondiale d’obésité.

Intriguée par la présence dans le cerveau d’enzymes métabolisant les lipides, alors que celui-ci ne se nourrit que de glucose, l’équipe de Serge Luquet, du laboratoire «Biologie fonctionnelle et adaptative» (CNRS/Université Paris Diderot), a injecté de petites quantités de triglycérides dans le cerveau de souris.

Ainsi stimulés, les animaux ont moins tendance à chercher de la nourriture, par exemple en activant un levier qui en déclenche la délivrance. Au lieu de préférer une nourriture riche en graisses comme elles le font normalement, les souris traitées de cette manière n’accordent pas de préférence à un tel régime par rapport à une alimentation normale.

En revanche, lorsque l’enzyme impliquée dans le métabolisme cérébral des triglycérides a été réduite au silence, «l'animal montre une motivation accrue pour obtenir une récompense et, s'il en a le choix, une consommation de nourriture riche nettement supérieure à la moyenne», explique le CNRS.

Ces travaux «indiquent pour la première fois que les triglycérides d'origine nutritionnelle pourraient agir comme des drogues dures dans le cerveau, sur le système dit ‘de la récompense’, contrôlant ainsi la composante motivationnelle et hédonique de la prise alimentaire», conclut-il.



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