Le certificat d’économie d’énergie, cet inconnu

Le 06 juin 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les Français utilisent peu les soutiens publics à la rénovation de leur logement.
Les Français utilisent peu les soutiens publics à la rénovation de leur logement.
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Les Français sont encore peu convaincus par les résultats des travaux de rénovation thermique de leurs logements. Et maîtrisent mal les aides dont ils peuvent bénéficier, souligne une étude de l’Open.

A l’heure où des responsables du parti LR jugent impossible de s’intéresser à l’écologie, parce qu’exploitée par «l’extrême gauche», voilà un rapport qui fera réfléchir les professionnels de la rénovation énergétique et du bâtiment.

Mise en ligne la semaine passée, la dernière étude de l’Observatoire permanent de l’amélioration énergétique du bâtiment (Open) porte sur les travaux achevés en 2014. Cette année-là, plus de 3,5 millions d’euros de travaux de rénovation ont été menés à bien, dont «288.000 rénovations performantes ou très performantes», note l’étude. En moyenne, le montant de la facture du chantier s’élève à 10.000 €. Les aides financières permettent toutefois de réduire ce coût de 17% environ.

Peu de gestes performants

Propriétaires et locataires de plus de 1,2 million de logements ont changé les fenêtres. Ils sont un peu plus de 1 million à avoir conduit des travaux sur les murs ou sur la toiture. Les remplacements de systèmes d’eau chaude sanitaire n’ont concerné que 601.000 logements. Un détail: une grande majorité de ces gestes sont réputés peu efficaces. 30% seulement des remplacements de fenêtre sont jugés «performants» par l’Open, et 17% pour les travaux sur les murs. Seules les réfections de toits ou l’isolation des combles s’en sortent à peu près bien: 47% sont jugées positivement.

En règle générale, les ménages se lançant dans ces grands travaux sont propriétaires d’un logement de plus de 40 ans d’âge, majoritairement classé dans les échelons E, F ou G de l’échelle du diagnostic de performance énergétique. Leur première motivation est l’amélioration du confort thermique (immédiatement constatée dans 64% des cas), immédiatement suivie par le remplacement d’un appareil vétuste.

Des travaux trop chers

Trop chers, les travaux sont rarement faits d’un coup: 64% des Français interrogés par l’Open estiment avoir encore du pain sur la planche énergétique: 46% les remettent à plus tard, mais 18% n’iront pas plus loin. La plupart des hésitants et des réticents (54%) ne sont plus en fond et 25% ne sont pas «sûrs que les économies réalisées justifient l’investissement dans ces travaux».

Curieusement, 8 ménages sur 10 financent directement les travaux. Les autres ont recours à des crédits bancaires classiques, à l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), au prêt à la consommation ou à d’autres types de prêts. Dit autrement, seuls 4% d’entre eux choisissent l’éco-PTZ, outil de financement dédié à la rénovation. Les aides publiques sont relativement connues: 68% pour la TVA à taux réduit, 61% pour le crédit d’impôt développement durable (CIDD), 52% pour l’éco-PTZ, mais 40% seulement pour les certificats d’économie d’énergie (CEE).

Bien connues donc, ces aides publiques sont peu utilisées: 23% pour la TVA, 14% pour le CIDD et 7% pour les CEE. A peine mieux que les subventions locales ou les aides de l’Agence nationale de l'habitat (4%).



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