Le castor d’Europe de retour en Ile-de-France

Le 04 octobre 2016 par Marine Jobert
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Le castor, à ne pas confondre avec le ragondin.
Le castor, à ne pas confondre avec le ragondin.
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Disparu il y a plus d’un siècle des cours d’eau franciliens, le Castor d’Europe serait sur le retour. A condition de ne pas essuyer de tirs destinés aux ragondins, espèce chassable.

Castor fiber est en train de recoloniser l’Ile?de?France. C’est ce qu’annonce l’office national de la chasse, et de la faune sauvage (Oncfs), après des observations sporadiques de tiges d’arbres taillées en «crayon» sur les berges de l’Oeil, une rivière qui coule au sud du département de l’Essonne et se jette dans la rivière du même nom. Une première dans la région, depuis la disparition du rongeur au début du 20ème siècle, réintroduit dans les années 1960. En 2015, l’espèce était présente dans 51 départements (moitié Est et Centre).

Queue plus grosse

Avec sa queue plate, ses dents acérées et sa réputation de bâtisseur de barrages, le Castor d’Europe peut toutefois être confondu avec le ragondin, espèce classée nuisible et autorisée à la chasse. «Même si le castor est plus gros et que la queue du ragondin n’est pas plate, les gens peuvent confondre», constate Paul Hurel, l’animateur régional du réseau Castor de l’Oncfs. D’où l’effort de pédagogie de l’office, qui ne voudrait pas voir cette timide recolonisation mise à mal par des tirs intempestifs. «On ne peut pas parler d’installation pérenne, ce sont peut-être un ou deux individus qui sont passés», prévient prudemment Paul Hurel, qui prévoit des campagnes de prospection sur le terrain cet hiver, à la recherche des huttes caractéristiques.

Saules et peupliers

Les eaux de l’Ile-de-France seront-elles favorables à l’espèce? «Le castor n’a pas besoin d’un milieu hyper propre. En revanche, en plus d’un cours d’eau, il lui faut une végétation luxuriante, composée notamment de saules et de peupliers, pour pouvoir se nourrir et construire son habitat.» Et c’est là qu’on mesure la prouesse de ce retour en Ile-de-France, puisque pour parvenir dans la rivière Essonne, l’animal a dû emprunter le désert végétal de la Beauce. «Cela peut expliquer pourquoi il a continué son chemin…», subodore l’agent de l’Oncfs.

 



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