Le casse-tête de la gestion des déchets de Fukushima

Le 01 juillet 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ordures ménagères, déchets électriques et électroniques, DIB, ruines, carcasses de voitures et de navires, la gestion des déchets produits par les catastrophes du 11 mars s’annonce des plus délicate. Car les autorités japonaises doivent régler plusieurs problèmes complexes.
 
Le volume de déchets d’abord. Le ministère de l’environnement estime le tonnage de déchets divers à évacuer à 25 millions de tonnes. Or, toutes les préfectures touchées n’ont pas (ou plus) les infrastructures qui permettraient rapidement d’enlever et de traiter un tel gisement.
 
Et notamment pas de dispositif de tri. Alors que la séparation des différentes fractions s’annonce des plus complexes. Il s’agit non seulement d’orienter les tonnes triées en fonction des filières mais aussi de leur dangerosité.
 
Certains ont élaboré des systèmes simples. Dans la préfecture de Miyagi, les propriétaires indiquent leurs consignes aux gestionnaires de déchets en plantant des fanions de couleurs devant leur maison: rouge, il faut tout évacuer, ruines et déchets; jaune, seuls les déchets situés devant le bâtiment doivent être enlevés; vert, on ne touche à rien.
 
Voilà éventuellement réglé le problème du pré-tri des déchets «classiques» dans les zones péri-urbaines ou rurales.
Mais quid des déchets contaminés par les retombées de la centrale nucléaire accidentée? Le ministère a publié, il y a quelques jours, un guide des bonnes pratiques.
 
Globalement, les déchets dont l’activité, en césium, est inférieure à 8.000 becquerels/kg. sont considérés comme «banals» et devront être mis en décharge, dans des alvéoles spécifiques, qu’il faudra ouvrir.
 
Les déchets plus radioactifs devront être stockés dans des sites spécifiques, en attendant que le gouvernement statue sur leur sort.
Un détail: ce guide ne s’applique pas à la zone interdite, située à 20 km autour de la centrale de Fukushima Dai-Ichi. La raison en est simple: personne n’a encore une idée précise du volume de déchets contaminés ni de leur activité. Le gouvernement avait suggéré de construire un site de stockage dans la zone interdite. Un projet rejeté par la préfecture locale.


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