Le cas d’un syndrome du bâtiment malsain analysé

Le 04 septembre 2008 par Claire Avignon
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42 travailleurs d’un centre psychothérapique situé à Compiègne (Oise) ont signalé une irritation de la peau entre le 20 octobre et le 29 décembre 2007, dont deux avec des lésions dermatologiques «cliniquement marquées». Il s’agit d’un cas de syndrome du bâtiment malsain qui a été analysé dans un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publié en ligne le 2 septembre.

Les nombreuses mesures réalisées ont montré un renouvellement de l’air insuffisant et une hygrométrie «légèrement trop faible». Or, rappelle le rapport, «l’impact sanitaire d’une ventilation insuffisante des locaux est largement décrit dans la littérature scientifique, notamment l’association entre l’apparition de signes cutanés, oculaires et muqueux et la diminution du taux de renouvellement d’air.»

L’émotion suscitée par deux cas de lésions dermatologiques, non reliés aux autres cas, et la médiatisation de l’événement ont «probablement contribué à l’amplification du phénomène et à la diffusion rapide des symptômes dans la collectivité entre le 10 novembre et la fin du mois de décembre 2007», ajoute le rapport. «L’origine de cet épisode est probablement multifactoriel», conclut l’InVS.

Le syndrome du bâtiment malsain a été défini dès 1983 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par 4 caractéristiques: une association de symptômes hétérogènes et aspécifiques, une pathologie qui touche plus de 20% des occupants atteints, un même lieu, et pas de cause spécifique et univoque.


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