Le candidat Sarkozy appelle les agents EDF à la résistance

Le 26 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Ils confondent tous réacteur et centrale nucléaire.
Ils confondent tous réacteur et centrale nucléaire.

Nicolas Sarkozy a appelé, ce lundi 26 mars, les salariés d'EDF à le rejoindre pour sauver l'industrie nucléaire et leur entreprise, menacées selon lui de «mort» par l'accord électoral signé par son rival socialiste François Hollande avec les écologistes.

«Si vous voulez défendre le nucléaire, c'est maintenant qu'il faut se mobiliser parce qu'après, ce sera trop tard», a lancé le candidat de l’UMP devant plusieurs dizaines d'ouvriers et d'ingénieurs d'EDF à l'issue d'une visite de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, en bord de Loire.

«Depuis 60 ans le nucléaire fait l'objet d'un consensus (...) ce consensus a été brisé dans des conditions scandaleuses (...) par un accord électoral entre des gens sectaires qui profitent de l'accident de Fukushima (...) pour jouer sur les peurs et pour casser le nucléaire français», a-t-il dénoncé.

«La seule raison, c'est ne pas déplaire à madame Joly et à ses amis», s'est indigné le président de la République.

«Franchement, ça fait cher le sourire de madame Joly. Elle-même n'y connaît absolument rien en nucléaire (...) puisqu'elle a confondu les réacteurs avec les centrales», a-t-il insisté.

Quelques minutes auparavant, le chef de l'Etat a commis la même erreur que sa rivale en assurant que «François Mitterrand, durant ses deux septennats, a procédé à l'ouverture ou la mise en chantier de 43 centrales». Il voulait dire réacteurs puisque la France a aujourd'hui un parc de 58 réacteurs rassemblés en 19 centrales.

A l'appui de son discours, Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à agiter la menace d'une disparition d'EDF. «Casser le nucléaire, c'est casser EDF, j'aimerais que chacun y réfléchisse», a-t-il mis en garde, «il faut que vous passiez au-dessus des corps intermédiaires et que vous fassiez prévaloir l'intérêt qui est le vôtre, défendre le nucléaire et défendre EDF».

Le parti socialiste a signé en novembre un accord électoral avec le mouvement Europe Ecologie-les Verts (EELV) qui prévoit la fermeture de 24 des 58 réacteurs atomiques français pour faire passer la part de l'énergie nucléaire de 74 à 50% dans la production d'électricité du pays. Le candidat François Hollande a pour sa part précisé que seule la centrale de Fessenheim (2 réacteurs de 900 mégawatts), serait fermée d'ici 2017 s'il était élu.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus