Le Canada signe la fin de l’amiante

Le 18 septembre 2012 par Stéphanie Senet
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C'est la fin de la mine de Jeffrey à Asbestos
C'est la fin de la mine de Jeffrey à Asbestos

Le Canada fait enfin volte-face sur l’amiante. Le ministre fédéral de l’industrie, Christian Paradis, a déclaré le 14 septembre qu’il ne s’opposait plus à l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam. Celle-ci réglemente en effet l’importation des produits chimiques industriels et des pesticides dangereux inscrits dans son annexe III.

Le gouvernement Harper a ajouté qu’il allait investir jusqu’à 50 millions de dollars (39 M€) pour aider les collectivités du Québec à se diversifier.

Le Canada a en effet été longtemps le principal adversaire à cette inscription, pour sauvegarder la production québécoise d’amiante, une substance pourtant responsable de plus de 100.000 morts chaque année dans le monde.

Le gouvernement libéral sortant au Québec avait même annoncé un prêt de 58 millions de dollars (45,5 M€) pour redémarrer la dernière mine Jeffrey. Mais ce prêt a été annulé par le Parti québécois, élu le 4 septembre, signant par la même occasion la fin de la production d’amiante au Canada.

L’inscription de l’amiante à l’annexe III de la Convention de Rotterdam sera à nouveau soumise à l’examen, lors de la prochaine Conférence des parties qui se tiendra à Genève en avril et mai 2013.

 



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