Le Canada se met au saumon transgénique

Le 24 mai 2016 par Romain Loury
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Une croissance deux fois plus rapide
Une croissance deux fois plus rapide

Après les Etats-Unis en novembre 2015, c’est au tour du Canada d’autoriser la commercialisation du saumon transgénique AquAdvantage, premier animal GM voué à l’alimentation humaine. Selon les mêmes modalités de production mais aussi d’étiquetage qu’aux Etats-Unis, c’est-à-dire sans obligation de mention GM.

Produit par la firme américaine AquaBounty Technologies, ce saumon est porteur d’un gène codant pour une hormone de croissance, normalement présent chez le saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha) de l’océan Pacifique. Une modification génétique qui confère à l’AquAdvantage une croissance deux fois plus rapide que son cousin sauvage, le saumon atlantique (Salmo salar).

Malgré la mobilisation de plusieurs associations, le voici désormais autorisé pour la commercialisation au Canada, ont annoncé jeudi 19 mai l’agence Santé Canada (alimentation humaine) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (alimentation animale). Selon elles, le produit ne pose aucun risque pour la santé, notamment toxicologique et allergique, et sa valeur nutritionnelle n’est pas significativement différente de celle d’un saumon non transgénique.

Le risque environnemental écarté

En novembre 2013, AquAdvantage avait déjà obtenu le feu vert environnemental de l’agence Pêches et océans Canada. Cette évaluation portait sur la ferme terrestre, située sur l’île du Prince Edouard, où AquaBounty produit les œufs de saumon.

Principale crainte des associations, la possibilité d’une fuite d’individus dans la nature, puis de croisement avec des individus sauvages. Pour AquaBounty, ainsi que pour Pêches et Océan Canada, ce risque est exclus, les individus transgéniques étant stériles et du fat de la localisation terrestre de la ferme. Fin mars, plusieurs associations américaines ont toutefois déposé plainte à ce sujet contre la Food and Drug Administration (FDA), estimant qu’elle avait sous-estimé les risques environnementaux.

Du Canada, les œufs seront ensuite acheminés au Panama, où les saumons seront élevés en bassin jusqu’à maturité, puis découpés en filets et exportés vers les pays l’autorisant –uniquement les Etats-Unis et le Canada pour l’instant.

Une fois sur le marché canadien, le produit n’a actuellement aucune chance d’être étiqueté «GM»: non obligatoire au Canada, cette mention ne peut être que volontaire, sur décision d’AquaBounty. Idem aux Etats-Unis, à la nuance près que certains Etats, dont le Vermont, s’apprêtent à adopter un prochain étiquetage GM obligatoire.



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