Le Canada impose une tarification des émissions de CO2

Le 04 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Nouveau Premier ministre, mêmes objectifs de réduction en 2030
Nouveau Premier ministre, mêmes objectifs de réduction en 2030

A partir du 1er janvier 2018, les provinces et les territoires canadiens devront appliquer une tarification sur le carbone.

 

«Le gouvernement va mettre en place un prix minimum sur la pollution causée par le carbone, qui sera fixé de façon à aider le Canada à atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre tout en assurant une stabilité et une prévisibilité accrues pour les entreprises», a déclaré le Premier ministre libéral Justin Trudeau le 3 octobre, lors du débat sur la ratification de l’Accord de Paris au Parlement.

 

6,80€/t en 2018

 

Cette taxe s’élèvera à 10 dollars canadiens la tonne (6,80€/t) dès 2018 puis grimpera à 50 $/t (34€/t) en 2022.

«Elle sera applicable dans les provinces ou les territoires qui n’auront pas pris de mesures compatibles pour se conformer aux objectifs nationaux de réduction de gaz à effet de serre», a ajouté Justin Trudeau.

Le 19 septembre, la ministre de l’environnement Catherine McKenna avait annoncé qu’un dispositif allait être mis en place dans toutes les provinces, offrant le choix entre un système de marché ou une taxe.

Pour l’heure, une taxe carbone existe déjà en Alberta et en Colombie britannique tandis que l’Ontario et le Québec ont rejoint le marché du carbone nord-américain lancé par la Californie en 2010.

Aux Etats-Unis, deux membres de la Chambre des Représentants – le Démocrate John Delaney et le Républicain  Chris Gibson- ont déposé le 30 septembre une proposition de loi (Climate Solutions Commission Act) qui crée une commission bipartisane: la National climate solutions, composée de 5 républicains et 5 Démocrates. Sa mission? Trouver des solutions viables économiquement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Six provinces et trois territoires


La décision de Justin Trudeau vise donc particulièrement les six autres provinces –Ile du Prince-Edouard, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Saskatchewan, Terre-neuve-et-Labrador- ainsi que les trois territoires –Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, et Yukon-.

Le gouvernement libéral s’est engagé à réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005. Soit autant que son prédécesseur Stephen Harper, alors que le Canada doit entériner sa ratification de l’Accord de Paris dans les prochains jours.

Le déploiement d’un prix du carbone ne suffira pas à infléchir la courbe. «C’est une bonne nouvelle mais le Canada doit faire beaucoup plus pour respecter l’Accord de Paris, à commencer par dire non aux projets polluants comme les pipelines de pétrole des sables bitumineux», a réagi Patrick Bonin, responsable de campagne Climat Energie à Greenpeace Canada.

La stratégie canadienne d’adaptation au changement climatique doit être finalisée les 8 et 9 décembre prochains par le Premier ministre, avec les dirigeants des 10 provinces et des trois territoires.

 

 



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