Le Canada encore et toujours sur le retour

Le 30 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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Catherine McKenna, ministre canadienne de l'environnement.
Catherine McKenna, ministre canadienne de l'environnement.
VLDT

La nouvelle administration canadienne donne des gages à la communauté internationale.

Trois semaines après avoir annoncé qu’il était de retour, le Canada a ouvert le bal des conférences de presse pré-COP21, dimanche 29 novembre. Au centre culturel canadien, les ministres de l’environnement et des affaires étrangères ont précisé la position du pays à la feuille d’érable, un mois après l’arrivée au pouvoir fédéral de Justin Trudeau.

En charge de l’environnement, Catherine McKenna a confirmé qu’Ottawa est favorable à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant, notamment pour ce qui concerne les mesures des émissions, leur publication et la vérification des statistiques nationales. L’ancienne avocate s’est également prononcé en faveur de la révision quinquennale des contributions nationales volontaires (INDC).

Les provinces responsables

A ce propos, les deux ministres n’ont pas indiqué si le Canada allait prochainement améliorer sa pitoyable contribution, élaborée, certes, par la précédente administration. L’urgence, a convenu Stéphane Dion, est plutôt au renforcement des politiques climatiques des provinces. «Or, celles-ci, a-t-il ajouté, ont la responsabilité du secteur de l’électricité et de l’exploitation des ressources naturelles.» Autrement dit, le gouvernement fédéral dispose de peu de leviers pour les contraindre.

Ce qui n’inquiète pas le ministres des affaires étrangères: «4 provinces, représentant 80% des émissions nationales ont déjà un prix du carbone», rappelle-t-il. Est-ce à dire que le Canada n’ira pas plus loin dans l’immédiat? Pas de réponse à la question: «les négociations avec les provinces viennent de débuter», botte-t-il en touche. Si tel était le cas, le Canada se contenterait d’un objectif de réduction inférieur à celui des Etats-Unis: une première dans l’histoire de la négociation climatique!

Pour autant, le Canada gardera la cote encore quelques temps. Samedi 27 novembre, le nouveau premier ministre, Justin Trudeau, a annoncé, samedi, le déblocage de 2,65 milliards de dollars sur 5 ans pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter aux conséquences des changements climatiques, lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Malte. Une mesure inimaginable sous le règne de son prédécesseur, le climato-sceptique Stephen Harper.



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