Le calendrier de l’EPR se tend un peu plus

Le 28 février 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cette fois, ce sont les soudures qui ne sont pas conformes.
Cette fois, ce sont les soudures qui ne sont pas conformes.
VLDT

 

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n’autorisera pas le démarrage du troisième réacteur de la centrale nucléaire de Flamanville tant que persistera un doute sur la qualité de certaines de ses soudures.

Fin janvier, Pierre-Franck Chevet avait prévenu. EDF pouvait encore espérer démarrer son réacteur EPR de Flamanville d’ici la fin de l’année, même si le calendrier lui semblait un peu tendu. Cela semble désormais compromis. La semaine passée, l’électricien tricolore faisait état d’un problème de qualité de certaines soudures de son réacteur prototype.

38 soudures

Ses experts avaient indiqué à l’ASN que 38 des 66 soudures du circuit d’évacuation de la vapeur du circuit secondaire n’étaient pas conformes au degré de qualité indiqué dans les demandes d’autorisation de création, puis de mise en service du réacteur. Dit autrement, EDF ne peut plus certifier que ces soudures «tiendront», quoi qu’il advienne.

une malfaçon faite en usine

«Afin d’atteindre la haute qualité de fabrication attendue, des exigences renforcées portant notamment sur les propriétés mécaniques ont été définies par l’exploitant (EDF) et le fabricant (Framatome). Or ces exigences renforcées n’ont pas été spécifiées au sous-traitant en charge de la réalisation des soudures», s’étonne l’ASN. Il aura fallu entre 4 et 5 ans pour que la malfaçon, faite en usine entre 2012 et 2013, soit découverte.

Plus grave que prévu

Le 21 février, à la suite d’une inspection sur site, l’ASN a constaté que le travail réalisé sur le chantier présentait les mêmes types de défauts que les soudures effectuées en atelier en 2012 et 2013.

 «C’est une anomalie qui est notable», avait, dans un premier temps, indiqué Hélène Héron, cheffe de l'antenne normande de l'ASN. A quoi le gendarme en chef du nucléaire, Pierre-Franck Chevet, avait répondu que le «problème de soudure était plus grave que prévu».

rien avant l'été

Une semaine après la révélation de ce nouveau problème pour Flamanville 3, l’ASN a mis les points sur les ‘i’. Dans une note publiée ce mercredi 28 février, elle indique que le réacteur ne pourra pas être mis en service tant que les solutions proposées par l’exploitant n’auront pas été validées. Le dossier de l’ex-opérateur historique n’est pas attendu avant l’été. Sa lecture sera particulièrement attentive.



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