Le bruit nuit à l’exercice physique

Le 18 juillet 2016 par Marine Jobert
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L'activité physique même modérée diminue.
L'activité physique même modérée diminue.
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Une étude montre que les personnes gênées par le bruit ont tendance à diminuer, quel que soit le niveau de décibels, leur activité physique. Ce qui aggrave les maladies dont elles souffraient déjà à cause du bruit.

Tueur silencieux, le bruit serait responsable d’au moins 10.000 morts chaque année dans l’Union européenne, estimait l’Agence européenne de l’environnement (EEA) fin 2014. Les causes sont à peu près cernées: le bruit est un facteur de stress, trouble le sommeil et provoque de l’hypertension et, indirectement, des maladies cardiovasculaires. Une étude menée en 2015 en Suède avait même établi un lien entre augmentation de l’obésité abdominale et hausse des décibels.

Prenez des mésanges charbonnières. Installez-leur des mangeoires bien achalandées que vous placerez près d’un aéroport. Observez. C’est ce qu’a fait le muséum de sciences naturelles d’Espagne. Résultat de l’étude: les oiseaux sont plus en état d’alerte. Ils réduisent le temps consacré à leur alimentation (y compris les juvéniles réclamant leur pitance) et communiquent moins entre eux, s’exposant davantage aux prédateurs.

Publiée dans Environment International, une étude menée sur 3.842 Suisses pendant 20 ans sur la cohorte Sapaldia[1] montre qu’exposés au bruit, les participants diminuent leur activité physique, essentiellement du fait des maladies engendrées par le bruit. Cette baisse n’est pas de grande ampleur (3,2%, quel que soit le niveau de bruit auquel étaient soumis les gens) mais elle préoccupe les scientifiques, puisqu’elle intervient même à de très faibles niveaux de bruit. Etant donné que, pour la seule Europe, 125 millions d’habitants -soit 24% de la population- sont soumis à un niveau sonore de 55 dB, cela signifie que quantité de personnes sont amenées à réduire leur activité physique. Et à être plus susceptibles de contracter des malades cardio-vasculaires.

 

 

 

 

 



[1] Swiss study on Air Pollution And Lung Disease in Adults, une étude de cohorte dans la population suisse qui s’intéresse aux effets de la pollution de l'air sur la santé respiratoire et cardiovasculaire de l'adulte.

 

 



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