Le bruit, facteur de risque d’obésité

Le 19 novembre 2018 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Carte du bruit à Paris
Carte du bruit à Paris

Le bruit occasionné par la circulation urbaine favorise l’obésité, selon une étude suisse publiée dans la revue Environment International. Et pas qu’un peu: le risque serait accru de 25% pour toute hausse de 10 décibels.

Source de stress, l’exposition au bruit est associée à des troubles du sommeil et aux maladies cardiovasculaires. Or le bruit aurait aussi des effets métaboliques, comme le démontre l’étude menée par Maria Foraster, de l’Institut tropical et de santé publique suisse (Bâle), et ses collègues sur 3.796 personnes incluses dans la cohorte suisse SAPALDIA (Swiss Cohort Study on Air Pollution and Lung and Heart Diseases).

Pour la circulation automobile, toute hausse de 10 décibels de l’exposition moyenne au bruit (mesurée à domicile) sur une moyenne de 5 ans est lié à une hausse de 25% du risque d’obésité. L’effet est moins marqué pour le bruit lié au trafic ferroviaire, avec un risque de surpoids (moins sévère que l’obésité) accru de 12%. Une tendance était aussi observée pour le trafic aérien, mais sans atteindre la significativité statistique.

Si leurs résultats ne permettent pas d’affirmer l’existence d’un lien de causalité entre le bruit et l’obésité, les chercheurs estiment que l’éventuelle explication serait la même que pour les maladies cardiovasculaires: comme pour celles-ci, le stress et les troubles du sommeil constituent un facteur de risque d’obésité.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus