Le bromure de méthyle déroge à Montréal

Le 30 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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Lors de la seizième réunion des parties au protocole de Montréal, les Etats signataires n’ont pas pu s’entendre sur l’interdiction de l’utilisation du bromure de méthyle. La décision est reportée à l’été prochain.

Réunis à Prague toute la semaine dernière, les négociateurs des Etats, parties au protocole de Montréal pour la protection de la couche d'ozone n'ont pu résoudre le casse-tête du bromure de méthyle. Ce pesticide est très utilisé en agriculture pour détruire les ravageurs présents dans le sol. Il permet d'éradiquer les insectes foreurs du bois des palettes afin d'éviter qu'ils ne se disséminent partout dans le monde. Traitement pour les nuisibles des silos de stockages de céréales, cette substance est également très destructrice de la couche d'ozone. Son  utilisation est en théorie interdite dans les pays développés à partir du 1er janvier 2005, les pays en voie de développement bénéficiant de régime dérogatoire pour certains d'entre eux jusqu'en 2015.

Il faut donc trouver des molécules de substitution. Si ce travail a plutôt été couronné de succès dans les pays du sud où, à part de rares exceptions, des solutions de remplacement ont pu être trouvées, il n'en est pas de même aux Etats-Unis et en Europe qui se prévalent de l'absence de produits de substitution pour justifier de continuer à utiliser le bromure de méthyle.  Après une semaine de négociations, les signataires  autorisent les pays développés à utiliser 14.750 tonnes en 2005, puis de réduire à 11.400 tonnes en 2006. C'est-à-dire quelques tonnes de moins que celles figurant au titre des demandes de dérogation déplorées par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Elles constituent un sérieux accroc au protocole de Montréal qui par ailleurs a connu de vifs succès notamment avec les chlorofluorocarbones (CFC), des gaz frigorigènes. C'est aussi un mauvais signal envoyé aux pays en voie de développement qui pourraient être tentés de revenir sur les efforts déjà consentis. Le sujet sera donc examiné à nouveau l'été prochain.




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